‹ Histoire de Charles IerChapitre 41 sur 151 · ESSEX DONNE SA · texte numérisé non relu

ESSEX DONNE SA

nant tout ce qui était en leur pouvoir, si le retard entraînait quelque malheur, les Lords seuls en répondraient au pays*. Ceux-ci commençaient à se lasser d'une résistance dont ils prévoyaient non-seulement la vanité, mais le terme prochain. Sur ces entrefaites, le marquis d'Argyle arriva d'Ecosse : presbytérien quant à rÉglise, il penchait en politique vers des intentions plus hardies; et les indépendants, Vane et Cromwell surtout, contractèrent bientôt avec lui d'intimes relations. Argyle d'ailleurs avait à venger de récentes injures : esprit souple et profond, d'une activité passionnée, mais plus ferme dans le Conseil que sur le champ de bataille, il n'avait assisté naguère que du milieu du lac d'inverlochy à la défaite des Écossais par Montrose, et sa barque avait pris la fuite dès que, sur le bord, il avait vu fuir ses soldats -. Depuis ce jour, en Angleterre comme en Ecosse, les Cavaliers ne parlaient de lui qu'avec insulte, et leur complet abaissement pouvait seul laver ses affronts. Il employa son influence à détourner les commissaires écossais, et quelques chefs presbytériens, d'une plus longue opposition, non-seulement à la réorganisation de l'armée, mais à l'ordonnance du renoncement à soi-même; opposition, leur dit-il, qui mettait tout en souffrance, et serait tôt ou tard surmontée par la nécessité ^ Essex voyait chanceler de jour en jour la résolution de ses amis. Décidé

t Le 31 mars 16i-i. P arliam. Hist., t. III, col. 350-351. 2 Malcolm Laing, Hist. of F.cotland , etc., t. III, p. 294. « Claiendon,Hî6(. of thc rebeU., t. YIII, p, C.

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