‹ Histoire de Charles IerChapitre 47 sur 151 · LETTRE DE CROMWELL · texte numérisé non relu

LETTRE DE CROMWELL

La victoire dépassait les plus audacieuses espérances : Fairfax se hâta d'en informer les Chambres, d'un ton calme et simple, sans allusion ni conseil politique. Cromwell écrivit aussi, mais aux Communes seules, comme tenant d'elles seules sa mission ; sa lettre finissait en ces termes : « Il n'y a dans tout ceci que la « main de Dieu ; à lui seul appartient la gloire, et per- « sonne n'a à partager avec lui. Le général vous a servi « avec honneur et fidélité ; le plus grand éloge que je « puisse lui donner, c'est qu'il rapporte tout à Dieu, et « aimerait mieux mourir que de rien prétendre pour « lui-même : cependant, pour la bravoure, on peut lui « accorder, dans cette circonstance, tout ce qu'il est « possible d'accorder à un homme. Les gens de bien « (il voulait parler des indépendants enthousiastes) « vous ont fidèlement servis; ils sont pleins de con- « fiance : je vous conjure, au nom de Dieu, de ne pas a les décourager. Je souhaite que cette affaire engendre, c dans le cœur de tous ceux qui y sont intéressés, l'hu- « mihté et la gratitude. Je souhaite que celui qui lia- « sarde sa vie pour le salut de son pays se puisse con- « fier en Dieu pour la liberté de sa conscience, en vous « pour la liberté au nom de laquelle il combat '. »

Quelques-uns s oiTensèrent de voir un heutenant du général, un serviteur du Parlement, disaient-ils, leur distribuer de ce ton les avis et les louanges; mais leur

reheïï., t. VIII. p. 54-58. — Whitelocke, p. 145. — May, HJ5<. du Long Pari., t. II, p. 305-309.

1 Rushii\-orth, part. IT, t. I, p. 45-46.

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