‹ Histoire de Charles IerChapitre 48 sur 151 · SUR LA VICTOIRE DE NASEDY · texte numérisé non relu

SUR LA VICTOIRE DE NASEDY

humeur tenait peu de place au milieu de Texaltation publique ; et le jour où la lettre de Cromwell parvint à Londres, les Lords eux-mêmes volèrent que son commandement serait de nouveau prolongé de trois mois*. Ils votèrent en même temps qu'il fallait profiter de la victoire pour adresser au Roi des propositions raisonnables -, et les commissaires écossais émirent le même Vœu ^ Mais les vainqueurs étaient bien loin de telles pensées. Au lieu de répondre, les Communes demandèrent* que tous les citoyens fussent convoqués à Guildball pour entendre la lecture des papiers trouvés dans les bagages du Roi^ surtout de ses lettres à la Reine^ et juger eux-mêmes quelle confiance on pouvait prendre désormais dans les négociations. Fairfax avait hésité à ouvrir ces papiers; mais Cromwell et Ireton s'étaient liâtes de combattre ses scrupules^ et la Chambre ne songea point à les partager. La lecture se fit ^ au milieu d'un concours immense et avec un eiTet prodigieux. Il était clair que le Roi n'avait jamais voulu la paix; que nulle concession n'était à ses yeux définitive, nulle promesse obligatoire ; qu'au fond il ne comptait que sur la force, et prétendait toujours au pouvoir absolu; enfin que, malgré ses protestations mille fois répétées, il

» Le 16 juin 1G15. ParUam. Hisl., t. III. col. 374. « Le 20juin. Ii'iii.,coL 373.

» Le 28juillet. Ibid., coL 389.

» Le 30 juin.

» Le 3 juillet Pari Ilist., t. lll, col. 377.— May, U'.'i du Long ParL. t. H p. 310-312.

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