‹ Histoire de Charles IerChapitre 51 sur 151 · ETAT DE LA GUERRE DANS · texte numérisé non relu

ETAT DE LA GUERRE DANS

gulière, soutenue, commandée même par des gentils- (lommes dont quelques-uns avaient servi dans les années du Roi, et incessamment appliquée à défendre les propriétéS; les personnes, à réclamer le bon ordre et la paix. Ils traitaient avec les troupes et les garnisons des deux partis, se cliargeaient de leur fournir des vivres, à condition qu'elles n'en enlèveraient point à main armée, les empêchaient même quelquefois de se battre, et avaient inscrit sur leurs rustiques drapeaux ces paroles :

Ifyou offer to plunder our cattle, Be assur'd we u-ill (jive you battle.

c Si vous voulez piller notre bétail,

« Soyez certain que vous aurez bataille*.»

Tant que les royalistes dominèrent dans l'ouest, ce fut contre eux que se soulcA-^èrent les clubmen, et avec les parlementaires qu'ils parurent disposés à s'allier. Tantôt ils menaçaient d'incendie quiconque refuserait de se joindre à eux pour exterminer les Cavaliers '; tantôt ils invitaient Massey, qui commandait dans le comté de Worcester au nom du Parlement, à venir avec eux assiéger Hereford, d'où les Cavaliers infestaient le nays '. Le 2 juin, à Wells, six mille d'entre eux

* Clarendon , Hist. of the rebell, t. VIII, p. 69. —Lettre de Fairfax au comité des deux royaumes (3 juillet 1645); Pari. Hist., i. III, col.380.— VVhitelockfi, p. 130.— Neal, Hist. of the Purtt., t. III, p. 90.

« Whitelocke, p. 13J

» Id., p. l'HS, 135

LES COMTÉS DE L'OUEST a645). 115

adressèrent au prince de Galles une pétition pour se plaindre des rapines de Goring, et, malgré Tordre du prince, ils refusèrent de se séparer *. Au commencement de juillet, Fairfax \ainqueur arriva dans l'ouest; les Cavaliers intimidés cessèrent de dévaster librement les campagnes ; les chibmen se tournèrent aussitôt contre Fairfax et ses soldats ^ Mais Fairfax avait une bonne armée, bien payée, bien pourvue, où l'enthousiasme et la discipline se prêtaient un mutuel appui. Il traita doucement les cluhmen, négocia avec eux, assista en personne à quelques-unes de leurs réunions, leur Iiromit la paix, et poussa vivement la guerre. Eu peu de jours la campagne fut décidée. Goring, surpris et battu à Langport ' dans le comté de Somerset, laissa les troupes qui lui restaient se disperser au hasard; sir Richard Gicenville renvoya au prince de Galles sa commission de leld-maréchal, en se plaignant avec effronterie qu'on l'eût obligé de faire la guerre à ses dépens * ; et trois semaines après l'arrivée de Fairfax, les Cavaliers, qui naguère parcouraient l'ouest en maîtres, étaient presque tous renfermés dans les places que Fairfax se disposait à assiéger.

De toutes parts cependant on se demandait ce que faisait le Roi, où il était même, car beaucoup de gens

* ClarenJon, IliU. oftherebdl, t. VIII, p. 60. » Pari. Hist., t. III, col. 380-380. —May, Hist. du Long Pari., t. II, p. 312, 409-418, dans ma CoUcctioii. 3 LelOjuilletlGl.-).

» Clfirendon, Hist. of the reheU.. t. VIII, p. 78-83.

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