‹ Histoire de Charles IerChapitre 53 sur 151 · CONDUITE DU ROI APRES · texte numérisé non relu

CONDUITE DU ROI APRES

« maintenant avec moi doit s'attendre et se résoudre, « ou à mourir pour une bonne cause, ou, ce qui est pis, « à vivre^ en la soutenant, aussi misérable que pourront « le rendre d'insolents rebelles. Au nom de Dieu, ne « nous flattons donc pas de vaines chimères; croyez- « moi, l'idée seule que vous désirez un traité avancera « ma perte '. » Et pour relever son parti abattu, rappelant lui-même tout son courage, il quitta aussitôt le pays de Galles, dépassa sans être a[ierçu les quartiers de l'armée écossaise déjà campée sous les murs de Hereford, traversa rapidement les comtés de Sliroj), de Stafford, de Derby, de Nottingham ; et arrivé dans le comté d'York, convoqua à Doncaster tous ses fidèles Cavaliers du nord pour aller avec lui se réunir à Montrose, comme eux fidèle et toujours vainqueur*.

Les Cavaliers accoururent. La présence du Roi, si longtemps leur hôte, excita dans le comté un vif enthousiasme; on parla de lever un corps d'infanterie; les deux places de Pontefract et de Scarborough avaient été naguère contraintes de se rendre faute de vivres; les soldats des garnisons étaient libres; en trois jours, près de trois mille hommes vinrent offrir au Roi leuri services, promettant de se tenir prêts à marcher, dan? les vingi-quatre heures, à son premier commandement. On n'attendait plus qu'une lettre de Montrose pour savoir s'il fallait l'aller chercher en Ecosse ou lui donner

« Clarendon, Ilht. of the rehelL. t. VIII, p. 90-97. * Clarendon, p. 114. — Walker, p. 134 , 135.

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