LA BATAILLE DE NASEBY
lin rondcz-vous en Angleterre. Tout à coup on apprit que David Lesley, à la (êfc de la cavalerie écopsai-o, avait quitté le siège' de Ilercford, et qu'il était déjcà à Rotherham, à quatre lieues de Doncaster, cherchant partout le Roi. Le désastre de Naseby avait troublé sans retour l'imagination des royalistes; leur confiance ne résistait plus à l'approche du danger. Beaucoup quittèrent Doncaster; nul n'y arriva plus : au gré des plus braves, il était trop tard pour tenter de rejoindre Montrose ; il ne fallait plus songer qu'à la sûreté du Roi. Il s'éloigna^, suivi d'environ quinze cents chevaux, traversa sans obstacle le centre du royaume, battit même en route quelques détachements parlementaires, et rentra dans Oxford le 29 août, ne sachant que faire de ce peu de forces qui lui restaient K
Il y était depuis deux jours quand la nouvelle lui parvint des récents et prodigieux succès de Montrose en Ecosse : ce n'était plus seulement au nord du royainue et parmi les montagnards que la caustî royale triomphait; Montrose s'était avancé vers le midi, dans les basses-terres; et le 15 août, à Kilsyth, non loin des ruines de la grande muraille romaine, il avait remporté sur les covenantaires, commandés par Baillie, la seizième et la plus éclatante de ses victoires. L'armée ennemie était détruite; toutes les villes voisines, Botliwell, Glasgow, Edimbourg même, avaient ouvert leurs portes au vainqueur; tous les royalistes que le Parle-
» Walker, p. 135, 136.— Ru-<hwortb , part. IV, t. I, p. 116.