‹ Histoire de Charles IerChapitre 57 sur 151 · DETRESSE DU ROI · texte numérisé non relu

DETRESSE DU ROI

répéta qu'il ne le recevrait point ; mais lord Digby était inquiet. Soit hasard^ soit dessein , le bruit courut tout à coup que Montrose avait réparé sa défaite, battu Lesley, et touchait à la frontière des deux royaumes. Sans plus d'informations, le Roi partit avec lord Digby et deux mille chevaux, pour tenter une troisième fois de le rejoindre. L'erreur fut promptement dissipée : après deuis jours de marche, on sut, à n'en pouvoir douter, que Montrose, sans soldats, errait toujours dans les montagnes du nord. Le Roi n'avait rien à faire que de retourner à Newark, et Digby lui-même en convint. Mais pour lui, bien décidé à n'y point rentrer au risque de se voir en face du prince Robert, il persuada au Roi qu'à tout prix il fallait faire parvenir des secours à Montrose , et se chargea de les conduire. Ils se séparèrent : Digby, avec quinze cents chevaux, presque tout ce qui restait au Roi, continua sa route vers le nord ; et Charles rentra dans Newark, n'ayant plus que trois ou quatre cents chevaux pour armée, et John Ashburnham, son valet de chambre, pour conseiller K

En arrivant, il apprit que Robert était au château de Belvoir, à trois lieues de la place, avec son frère Maurice et une escorte de cent vingt officiers. Il lui fit dire de rester là jusqu'à nouvel ordre, déjà offensé qu'il fût venu si près sans son aveu. Mais le prince' avança toujours, et beaucoup d'officiers de la garnison de Newark, le gouverneur même, sir Richard Willis, allèrent à sa

1 Claremîon, Hist. of the rebcU., t. VIII, p. 157-159-

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