‹ Histoire de Charles IerChapitre 59 sur 151 · DÉTRESSE DU ROI · texte numérisé non relu

DÉTRESSE DU ROI

de Poyntz sufflrait à le harasser, avaieul suivi dans l'ouest le cours de leurs succès. En moins de cinq mois, quinze places importantes, Bridgewater', Batli^, Sherborne', Devizes*, Winchester % Basing-House ^, Ti verton', Monmouth', etc., étaient tombées en leur pouvoir. Aux garnisons qui se montraient disposées à accueillir leurs ouvertures, ils accordaient sans marcliander d'honorables conditions; à celles qui répondaient plus fièrement, ils faisaient donner sur-le-champ l'assaut ^ Un moment les clubmen leur causèrent quelque inquiétude. Après les avoir plusieurs fois dispersés par de bonnes paroles, Cromwell se vit obhgé de les attaquer. 11 le fit brusquement et rudement, habile à passer tout à coup, et selon le besoin, de la douceur à la sévérité, de la sévérité à la douceur. Sur son avis, le Parlement qualifia de trahison toute association de ce genre*"; quelques chefs furent arrêtés; l'exacte discipline de l'armée rassura le peuple; les clubmen tardèrent peu à disparaître; et quand le Roi rentra dans Oxford, la

• Le 23 juillet 1645.

« Le 29 juillet.

• Le 15 août.

• Le 23 septembre.

• Le 28 septembre.

6 Le 14 octobre.

' Le 19 octobre.

• Le 22 octobre

9 Kiishwortb, part. IV, t. I, p. 89.

»« Le 2J août 1G15. Parliam. Hist., t. III, col. 390.— Whiteiock»,

p. lus.

(septembre-novembre 1C45). 131

sifiKition de son parti dans l'ouest était si désespérée que, dès le lendemain S il écrivit au prince de Galles pour lui ordonner de se tenir prêt à passer sur le continent *.

Pour lui-même, il était sans dessein, sans idée; tantôt en proie à la plus vive angoisse, tantôt essayant d'échapper par l'inaction au sentiment de son impuissance. Il invita pourtant le Conseil à lui indiquer quelque expédient, ([ncl({ue démarche dont on pût espérer quelque résultat. 11 n'y avait point à choisir : le Conseil proposa un message aux Cliambres et la demande d'un saufconduit pour quatre négociateurs. Le Roi y consentit sans objection '.

Jamais le Parlement n'avait été moins enclin à la paix. Cent trente membres nouveaux venaient d'entrer dans la Chambre des Communes, à la place de ceux qui l'avaient quittée pour suivre le Roi. Longtemps ajournée, d'abord par ménagement, puis par la difficulté de l'exécution, [)lus tard à dessein, cette mesure avait été prise enfin à la demande des indépendants, ardents à profiter de leur succès sur le champ de bataille pour fortifier dans Westminster leur parti *. Ils mirent tout en œuvre

* Le 7 novembre 1645.

> Clareiidon,7/is«. uf the rel cil. , t. VJII, p. 143. » Clarendon, llist. of Ihe relell., t. VIIl, p. i'OI-204.— Pa'-'iail». Hist., t. m, col. 405. Le message est tlu 5 d'''(.-i'nibre lii-lô

* Ce fut li; 13 septembre 1G41 nu'il l'ut question pour la prtm.tro fois, dans la Cbambre des Communes, de faire remplir les placer vacantes. La proposition demeura sans résultat jusqu'au mois

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