‹ Histoire de Charles IerChapitre 6 sur 151 · ETAT DE CHARLES I" ET · texte numérisé non relu

ETAT DE CHARLES I" ET

dants, disant qu'on en aurait meilleur marché; et lord Lovelacc, de l'aveu du Roi, entretenait avec sir Henri Vane une correspondance assidue, bien éloigné de se douter que A'^ane la suivait aussi de l'aveu des siens pour s'instruire de l'état de la cour *. Mais aucun de ces jonseils n'était accueilli ou efficace. C'était à grand'peine que les lords déserteurs du Parlement avaient obtenu qu'on leur ouvrît les portes d'Oxford; au premier bruit de leur prochaine arrivée, un soulèvement général y avait éclaté contre eux; le Conseil privé, solennellement réuni, avait longuement délibéré sur l'accueil qu'on devait leur faire ; et malgré les sages représentations de Hyde, nommé récemment chanceher de l'Échiquier, Cliarles, en consentant à les recevoir, avait décidé qu'on les traiterait avec froideur ^ En vain lord Holland, le plus élégant et le plus adroit des courtisans, était parvenu, avec laide de M, Jermyn, à rentrer en grâce auprès de la Reine ^; en vain il déployait tout son art pour reprendre avec le Roi son ancienne familiarité, tantôt affectant de lui parler à l'oreille, tantôt réussissant, sou? quelque prétexte, à l'attirer dans une embrasure de fenêtre pour avoir l'occasion, ou du moins se donner l'air de l'entretenir en secret *; en vain même, à la ba* taille de Newbury, il avait vaillamment comljattu en volontaire, et offert son sang pour gage de sa nouvelle

i Padiam. Hist., t. III, col. 199.— Whitelocke, p. 7G.

* Clarendon, Hist. ofthereleU.jt. VI, p. 197. 8 Ibid., p. 203, 25G.

* Jfcii..p. 258.

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