‹ Histoire de Charles IerChapitre 62 sur 151 · LES CATHOLIQUES D'IRLANDE · texte numérisé non relu

LES CATHOLIQUES D'IRLANDE

ci/ition, à l'insu de son parti, de son Conseil,, se cachant même quelquefois du marquis d'Ormond, son lieutenant en Irlande, quoiqu'il ne doutât point de son zèle, et ne pût se passer de son concours. Un catholique, lord Herbert, fils aîné du marquis de Worccster, et créé naguère comte de Glamorgan, avait seul en cette affaire toute la confiance du Roi. Brave, généreux, inconsidéré, dévoué avec passion à son maître en péril et à sa religion opprimée, c'était Glamorgan qui allait et venait sans cesse, tantôt d'Angleterre en Irlande , ta.^itôt de Dublin à Kilkenny, se chargeant des démarches qu'Ormond ne voulait pas faire, et sachant seul jusqu'où pouvaient s'étendre les concessions du Roi. Par lui passait la correspondance de Charles avec Rinuccini, nonce du pape, récemment arrivée en Irlande*, et avec le pape lui-même. Enfin le Roi l'avait formellement autorisé, par un acte signé de sa main et connu d'eux seuls -, à accorder aux Irlandais tout ce qu'il jugerait nécessaire pour en obtenir un secours efficace, s'cngageant à tout approuver, à tout raUfier, quelque illégales que les concessions pussent être, désirant seulement que rien ne transpirât jusiju'au jour oii il pourrait tout avouer. Le traité avait été conclu le 20 août précédent, et Glamorgan , toujours en Irlande , en pressait vivement l'exécution. Celait là le secret de ces fréquentes visites, de ces longs séjours du Roi au château deRagland, ré-

1 Le 22 octobre 1645.

« En date du 12 mars 1G45.

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