Ï8 ÉTAT DE CHARLES I" ET
réputation de conseiller influente! d'homme sap:e, mais sans exercer un ascendant véritable^ sans oljtenir aucun important résultat ^ La discorde enfin était aussi grande à Oxford qu'à Londres, et bien plus fatale, car à Londres elle précipitait, à Oxford elle paralysait le mouvement. Ce fut au milieu de tant d'embarras, et lorsque, au fond du cœur, il était peut-être aussi las de son parti que de son peuple, que Charles apprit la nouvelle alliance de l'Ecosse avec le Parlement, et qu'un autre de ses royaumes se disposait ainsi à lui faire la guerre. Il ordonna sur-le-champ au duc de Hamilton, rentré en possession de sa confiance, et son commissaire à Edimbourg, de prévenir à tout prix une telle union. On offrit, dit-on, aux Écossais de leur assurer à l'avenir le tiers des charges de la maison royale ; d'annexer de nouveau à lÉcosse les comtés de Northumberland , \yestmoreland et Cumberland, dépendants jadis de son territoire; de fixer à Newcastle la résidence du Roi; enfin d'établir au milieu d'eux le prince de Galles et sa cour *. De telles promesses, s'il est vrai qu'elles aient eu lieu, ne pouvaient être sincères ni accomplies, et le Parlement écossais l'eût-il voulu, un fait récent ne permettait pas qu'il s'y laissât tromper. Le comte d'Antrim venait d'être arrêté en Irlande par les troupes écos eaises cantonnées dans l'Ulster, peu d'heures après son
I Clarendon, Hist. oftherehelL, t. VI. p. 215,252. ' Burnet, Hist. démon temps, t. I, p. 72, dans ma Collection dts Mémoires relatif» à la révolution d'Angleterre.