‹ Histoire de Charles IerChapitre 9 sur 151 · DE LA COUR D'OXFORD · texte numérisé non relu

DE LA COUR D'OXFORD

débarquement; et l'on avait trouvé sur ?a personne les preuves du plan formé à York entre Montrose et lui, pendant leurséjour auprès de la Reine, pour transporter en Ecosse un corps nombreux de catholiques irlandais, soulever les montagnards du nord, et faire ainsi, en faveur du Roi, une puissante diversion. Évidemment l'entreprise était sur le point de commencer, car Montrose avait rejoint le Roi pendant le siège de Glocester, et Antrim arrivait d"0\ford. Comme à son dernier voyage en Ecosse, le Roi méditait donc, contre ses sujets, les plus sinistres desseins, au moment même où on leur faisait de sa part les plus magnifiques propositions. Le Parlement d'Edimbourg conclut en toute hâte son traité avec celui de Westminster, et Tinforma de tous ces détails'.

11 avait fait et lui transmit en même temps une bien plus grave découverte : les papiers d'Antrim laissaient entrevoir que le Roi entretenait avec les Irlandais insurgés de fréquentes relations; qu'il avait reçu plusieurs fois leurs demandes, leurs ofTres, qu'il était même près de conclure avec eux une suspension d'armes, et s'en promettait, pour la i)rocliaine campagne, les meilleurs résultats*. Ces indications n'étaient point trompeuses: depuis longtemps déjà, Charles, sans ces?er de la maudire quand il parlait à l'Angleterre, était avec l'Irlande rebelle en ménagement et en négociation '. La guerre

» Malcolm Laing, Hisl. ofScoil, t. III, p. 25G.

» Ibid.

• Sa correspondance avec lord Ormond ne permet pas d'eu

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