L'ARMÉE SE MÉFIE DES
soupçons des soldais. Sur les instances dos Écossais, e! pour donner au public pacifique quelque satisfaction^ les Chambres a\ aient décidé ^ que le? propositions de Newcastle seraient encore une fois présentées au Pioi; les comtes de Lauderdale et de Lanerk^ arrivés naguère à Hamptoncourt, le conjuraient de nouveau de les accepter et de s'unir enfin aux presbytériens, seuls sincères dans le désir de le sauver -. Inquiets de ce péril, Cromwell et Ireton redoublèrent auprès de lui de protestations et de promesses, lui conseillèrent de repousser les propositions du Parlement, de demander que celles de l'armée, bien plus douces, fussent prises pour base d'une négociation nouvelle, et ils s'engagèrent à soutenir sa demande de tout leur pouvoir. « Nous som- « mes déterminés, lui fit dire Ireton, à purger, et purger 0 encore, et purger sans relâche la Chambre, jusqu'à « ce qu'elle soit en disposition de faire les affaires de « Sa Majesté; pour mon compte, plutôt que de man- « quer à ce que j'ai promis au Roi, je in"allierais aux « Français, aux Espagnols , aux Cavahers, à quiconque « voudrait m'aider à l'accomplir ^ » Charles suivit le ««onseil des généraux, et, sur sa réponse ^, un violent débat s'éleva dans les Communes; les presbytériens ir-
* Le 27 août 1647. Parliam. Hist., t. III , col. 774, 775.
* Clarendon, Hist.of the rebell., t. VIII, p. 343. — Mémoires dp Ludlow, 1. 1, p. 240.
- Mémoires de Hunlington, p. 3.'3.
* En date du 9 septembre 1647. Parliam. Hist., t. III, col. 777.