RELATIONS DE CROMWELL AVEC LE ROL
rites ne voulaient point se départir de leurs propositions; les enthousiastes demandaient qu'on n'en reçût et n'en fît plus aucune. Comme ils l'avaient promis, Crom-svell et Ireton insistèrent pour que le vœu du Roi fût accueilli et un traité ouvert, aux conditions offertes par l'armée, entre lui et le Parlement : démarche d'autant plus éclatante ([u'elle fut sans résultat, les presbytériens et les enthousiastes s'étant réunis pour la faire échouer '.
La méfiance et l'humeur des soldats devinrent menaçantes; partout, dans les cantonnements de l'armée, se formaient des réunions tantôt tumultueuses, tantôt secrètes; partout rctenli?saient les mots d'a»i6///o«, de trahison, de mensonge, toujours associés au nom de Cromwell; on recueillait, pour les commenter avec colère, les propos échappés à l'intempérance de son langage : il avait parlé de la nécessité de mettre un terme aux rigueurs coulre les Cavaliers; il avait dit : o Main- « tenant que je tiens le Roi sous ma main, j'ai le Parle- 0 ment dans ma poche -. » Et un autre jour : « Puisque a Hollis et Slaplelon ont eu tant dautorilé, je ne vois « pas ijouniuoi je ne gouvernerais jtas aussi bien qu'eux « le royaume '. » C'était lui enfin qui, dans \c comité
* Le 22 septembre 1647. Mémoires de Berkley, p. 191-192. — Mémoires de I.udlow, t. I, p. 210. — Mémoires de Ilollis, p. "231. — Mémoires de Huntingion , p. 321-3-23. — Journals of the JJouse of Commons.
' Banks, A critical Rcview, etc., p. 83. • Mémoires àc Iluiuiiigton, p, 3.'U.