INQUIÉTUDES DU ROI
alk'mancl s'était présenté an Conseil des agitateurs, s'annonçant comme chariré de révéler les volontés du ciel; mais qu'au seul mot de réconciliation avec le Roi, ils liaient refusé de récouter. Par toutes sortes de voies, Cromwell insinuait qu'il fallait fuir. Queltju'un , on ignore qui, parla au Roi de lile de Wiglit comme d'un asile convenable et sur; elle touchait à la terre ferme; la population en était royaliste ; tout récemment, le colonel Hammond, neveu de l'un des plus fidèles chapelains du Roi, en avait été nommé gouverneur. Charles prêta à cette idée plus d'attention qu'à aucune autre^, prit des renseignements, fit même quelques préi)aratils '. Pourtant il hésitait toujours et cherchait partout quelque moyen de se décider. Un astrologue, WiUiam Lilly, était alors fameux à Londres, enclin au parti populaire, mais ne refusant à personne ses prédictions et ses avis. Le Roi chargea une femme, mistriss ^Yhore^voodJ de le
1 C'est ce qui résulte évidemment d'une relation du séjour du Roi à l'île de Wight, adres<ée, après la Restauration, à Charles II, par sir John Bowriiig, homme d'ailleurs obscur, mais qui fut, à eette époque , fort employé dans les manœuvres secrètes de Charles I". Je m'étonne que ce petit ouvrage, où se rencontrent, il est vrai, beaucoup d'erreurs, et évidemment écrit par un homme uniquement préoccupé du désir de se faire valoir, mais qui contient cependant des détails caractéristiques et curieux, ait échappé à l'attention des historiens. M. Godwin est, à ma connaissance, le seul qui en ait fait mention : il a été tiré des papiers de lord Halifax, et se trouve dans un volume in-12, intitulé : MisccUatxics hùtorical arul philological (p. 78-1G2), publié à Londres en 1703. — Voir aussi Rushworth, part. IV, t. II, p. 051. — Mémoires de Hollis , p. 234; — de Berklcy, p. 194 et suiv,; — de LudloNV. t. I , p. 244.