‹ Histoire de Charles IerChapitre 92 sur 151 · Î LE ROI S'ENFUIT A L'ILE · texte numérisé non relu

Î LE ROI S'ENFUIT A L'ILE

consulter on son nom sur le lieu où il lui convenait (îe fuir; et de ÎOOO livres sterling que venait d'envoyer au Roi Falderman Adams, royaliste dévoué, mistriss \Yliorewood en reçut 500 pour sa mission. Les astres solennellement interrogés, Lilly répondit que le Roi devait se retirer vers Test, dans le comté d'Essex, à vingt milles de Londres, et mistriss Whorcwood se hâta de porter à Ilamptoncourt sa réponse *. Mais Cliarles ne Lavait pas attendue : le 9 novembre, ime lettre anonyme, écrite, à ce qu'il semble, par un ami sincère, vint l'avertir que le danger pressait, que la veille, dans une réunion nocturne, les agitateurs avaient résolu de se défaire de lui, que tout était à craindre s'il ne se mettait promptement hors d'atteinte ^. Un autre avis l'engageait à se méfier de la garde qui, le surlendemain, devait prendre le service du château '. L'esprit frappé, Charles se décida soudain : le 1 1 novembre, à neuf heures du soir, laissant sur sa table plusieurs lettres, et suivi d'un seul valet de chambre, William Legg, il sortit par un escalier dérobé, et gagna une petite porte donnant du parc sur la forêt, où Ashburnham et Berkley, prévenus de son dessein, s'étaient rendus de leur côté avec des chevaux. Ils prirent leur route vers le sud-ouest. La nuit était sombre

1 William Lilly, History ofhis life and limes (2^ édition, Londres, 1715), p. 60. — Biographia Britannica, à l'article Lillt (William), t. V, p. 2966.

* Old Parliam. Hist., t. XVI, p. 328.— Clarendon, Slale-Papèra, t. II, Appendice, p. xli.

• Mémoires de Berkley, p. 201-

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