CAVALERIE
La cavalerie française avait été constituée par Charles YII en compagnies d'ordonnance ; là où l'autorité de Charles IX était méconnue, évidemment ces compagnies avaient été atteintes en leur organisation par le passage dans les armées protestantes de ceux qui les commandaient ou y combattaient. Cependant elles subsistèrent constituées de la sorte
' M. le arén^^ral Susanc accuse déjà 14,000 fantassins, dn cMé des royalistes, le jour de la bataille de Saint-Denis (10 novembre 15t57). Voyez son Histoire de l'ancienne infanterie française, t. I, page 161.
* Reportez-vous aux pages 63 et 19 du tome II de notre Histoire de l'art de la guerre.
et comptèrent en tout 3,170 lances en 1564 et 2,300 en 1567'.
Les ordonnances françaises, par tradition et par goût, utilisaient de préférence la lance, tandis que les cavaliers allemands, ou reitres, recouraient au pistolet. Cette différence dans la manière de combattre n'empêcha pas Louis de Nassau, à la bataille de Moncontour, de mêler les compagnies de cavaliers français et de cavaliers allemands ; il poussa même des arquebusiers choisis un peu en avant de cette cavalerie mélangée et avec elle, en sorte qu'il recourut à une composition bizarre, assez à l'unisson avec ces temps de désordre, sans cependant être entièrement répréhensible.