‹ Histoire de Charles VChapitre 100 sur 381 · Chron. des ijuatre premiers Valois, p. 3'i · texte numérisé non relu

Chron. des ijuatre premiers Valois, p. 3'i

'i. Chantre de Lisieux et maître des requêtes de l'Hôtel du Roi (Arch. nat., I*. 2291 , p. 579 ; i3 juillet iS^a. — Bibl. nat , P. O. 222, d. 5oo5 et 5oii [i3i9-i3D.ï] ; i83o, d. /)2.3o7. Ma>seig>y, n° 2 ; 25 sept. i3i5.)

l38 CHARLES DUC DE >OUM.VM)IE

duché de Normandie, en leurs droitures, pri\ilègcs, libertés et franchises .

(( //cm, je garderai et maintiendrai, et ferai entretenir et garder les droits, lois et coutumes, la charte des nouveaux usages, franchises et libertés desdits pays et duché.

(( Ik'in, j'administrerai et ferai administrer par mes officiers, à mes dits sujets et autres fréquentant audit pays, bonne justice, au pauvre comme au riche, je les garderai et défendrai d'oppressions, exactions et violences indues.

« Item, je garderai et entretiendrai mon domaine et les droits de mes dits pays et duché, sans en faire aliénation et, si aucune en a été faite le temps passé, je la révoquerai de tout mon pouvoir » '.

Les seigneurs normands, — excepté Godefroy d'Harcourt, si l'on accepte le récit du chroniqueur des quatre premiers Valois, — firent alors hommage au nouveau duc. Leurs serments reçus, le prince se retira dans sa chambre avec le roi de Navarre et quelques-uns des grands feudataires présents. Les abbés mitres ayant été appelés à leur tour, prêtèrent également Thommage pour leurs domaines temporels -. Des fêtes suivirent la prise de possession du duché, et le duc retint quelque temps les jjarons normands auprès de sa personne-"^.

nies réunit de nouveau, vers le milieu de février, au château du Vaudreuil, où, semble-t-il, il avait convoqué les Etats de Normandie '\ Il s'agissait de faire lever dans le duché les aides octroyées l'année précédente par les Etats généraux de la langue doïl. Ces aides. — la gabelle du sel et un droit de huit deniers par livre sur le montant des ventes mobilières, — furent très impopulaires et donnèrent un rendement inférieur aux prévisions. Dans une deuxième session, qui s'ouvrit

I, Chéruel, Hisl. de Rouen, II, 173-17'!. — Ce serinent avait été prêté par Jean de France, lait duc de Normandie, en i332 [op. cil , p. 7). Chéruel l'a beaucoup trop abrégé et resserré ; j'ai suivi d'aussi près que possible le texte officiel (Arcli. commun, de Rouen. S. I, fol. ^78'° : « C'est le serment que doibt faire Monseigneur le duc de Xormendve, à son entrée et joieulx advenement en sa ville et cité de Rouen ; c'est assavoir que il gardera et entretiendra l'Esglise, etc. »).

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