Chron. des quatre premiers \'alois, loc. cit
7. Chron. des quatre premiers Valois, p. 35-36. « Lors vint l'escuier de Monseigneur Godefroy au conte et lui dist ce que son oncle lui mandoit. Adonc demanda le conte de Harecourt ses chevaulx pour partir du chastel. Et lors vint à lui Robert de Lorris, lequel lui dist : « Sire, Monseigneur le duc n'atent fors que vous à disner. Et brief il lui osta son niantel et donc renvoia le devant dit escuier. <>
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Le dùier commence. A. la table d'Iioiiiieur étaient assis, avec le duc, le roi de Navarre, les comtes d'Etampes et d'Harcoiirt. le sire de Gra- TÏUe ; à d'autres tables, le reste des invités : barons, chevaliers et bourgeois '. On était à peu près arrivé au milieu du repas, lorsque se produisit le coup de théâtre, si connu par le récit de Froissart : la brusque apparition du roi de France dans la salle du festin '^. La première question qui se pose est celle de savoir d'où venait Jean II. Si la conjecture émise quelques pages plus haut est fondée, c'est au retour de l'abbaye de Beaupré, et pour les raisons qui ont été indiquées, que le Roi résolut de faire un exemple et de donner à son gendre une inoubliable leçon 3.
Pour voir clair dans des événements qui se pressent d'une façon tragique, il ne faut pas beaucoup compter sur les chroniqueurs; ils ont omis ou ignoré ce que nous voudrions connaître. Les documents d'archives ne peuvent nous renseigner qu'indirectement, mais ils fournissent de précieux indices, surtout pour établir l'itinéraire de Jean II.
C'est dans les derniers jours de mars que l'enfant du comte d'Eu a été baptisé à l'abbaye de Beaupré en Beauvaisis. Après la cérémonie, le Roi, au lieu de revenir à Paris, se dirige tout droit sur la Normandie, comme le marque son passage à Gournay au commencement d'avril *.