‹ Histoire de Charles VChapitre 111 sur 381 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Ibid. — • D'après Jean le Bel, loc. cit.. la scène entre le père et le fils aurait été beaucoup plus violente, par la faute du lloi. " Le duc de ÎVormendye dist tantost : o Ha 1 cher sire, qu'est-ce que vous volez faire .^ Vous veez qu'il est en macompaignie et en mon hoslel ». Le roy Jehan lui commanda qu'il se souffrit, et le fery de son pyé par grand irour... » Froissart, naturellement, a omis ce trait de Ijrutalité.

!i. Froissart, IV, 179.

5. Froissart, ibid. : « Là ne pooit excusance avoir son lici ne estre oye, car li dis rois estoit enflâmes de si grantaïr qu'il ne voloit à riens entendre, fors à yaus porter contraire et damage. »

Villani, loc. cit. ; « ...e andôgli /au roi de Xavarre) addosso con uno stocco ignudo, per ucciderlo di sua maiio, preso e ritenuto da' suoi dicendo ch' a Re non si convenia tanto fallo. 0

G. Jean d'Harcourt, l'aîné des neveux de Godefroy.

iSa CHARLES DUC DE ^OR\IÀ.^DIE

mais encore de Jean Malet, sire de Graville ^ et d'un éciiyer, Guillaume dit Maubue de Mainemares - ; tous les trois sont jetés en prison.

Ils n'y devaient pas rester longtemps. Si courte qu'eût été cette scène de violence, elle avait assez duré pour qu'il en transpirât quelque chose dans la ville, car plusieurs des convives, parmi lesquels le chancelier de Navarre, avaient réussi à s'enfuir '^. Sans doute, Yillani ne mérite pas beaucoup de créance quand il raconte qu'une véritable sédition éclata pour délivrer les prisonniers, sédition dont le Roi ne serait venu à bout, qu'en se montrant à la foule et en lui produisant les preuves, — vraies ou supposées, — d'une nouvelle trahison du roi de Navarre ^. Mais un soulèvement de la population n'en était pas moins à

1. Jean Malet, sire de Graville. Le 5 juin i350, le roi fit don à la comtesse d'Alençon, sa tiinle, et à ses enfaiils, des terres et fiefs relevant du comté d'Alcnçon, confisqués pour la forfaiture dudit Jean Malet : « ... et cum iiiler ceteras terras ad jus •noslrum rec^ium dcvolulas quas Jolianncs-Malcii, miles, propler crimcn lèse niajeslalis abeo dampnabililer commissum ultiinascorporalissnpplicii penas passus, tenere solebat. » (JJ. 84, fol. 3o5-3oG, n" 597.)

2. Guillaume de Mainemares, appelé Maubue de M. (Arch. nat., JJ. 82, n° IiCh). — Voy. S. Luce, Froissant, IV, lxv, n. 3). Ses biens, confisqués après son exécution, furent donnés à Adam de Meiun, chambellan du dauphin (Hibl. nat., Fr. 25701, n" 8ij. — Breteuil, 18 août i35G). Ils furent restitués plus lard, en vertu du traité intervenu le i2déc. 1357 entre le roi de Navarre et Charles de France, à son frère Jean de Mainemares, écuyer comme lui, et son plus proche héritier. (Arch. nat., JJ. 89, fol. (jCt, n» ai5 — janvier i358.)

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