Chron. des quatre premiers Valois, p
5. Villani, lib. VI, cap. xxv ; Muratori, X.IV, col. 369-370 : « E quelli dclla citlà (ou moment oit l'on s'apprîtait à conduire quatre des prisonniers au supplice/, per la subila tempestà dcl lie, vcdendo tanla novilà, e non sappiendo che vi fosse la persona del Re di Francia, trahevano in piazza per ajutare i Baroni presi. Il Re, conoscendo il pericolo del popolo commosso, si trasse la barbuta di testa, e fecesi conoscere, e sparla la boce, che ivi era la persona dcl Re loro signore, catuno stettecheto. AUora il Re, per mostrare al popolo, e a gli altri maggiori, che v'erano, che'l suc furioso movimento a lanlo falto non era sanza gran cagione. si trasse da lato un brieve con molti suggelli Nel quale si contenea come il Re di Navarra col sire di Ricorti (d'Harcourt), e con detti cavalieri normandi, e con altri, che in quello si nominavano, haveano trattato col Re d'Inghilterra d'ucciderc il Re di Francia e'I Dalfino suo figliuolo, e di fare Re di Francia il delto Rc di Navarra, il quale, fatto Re, dovca rendere la Guascogna e la Normandia al re d'Inghilterra E questo brieve, o vero 0 simulalo che fosse, continovo infirio alla morte fu negato per lo sire di Ricorti, e per li quatlro (corr. : li tre) cavalieri Normandi... »
Ce qu'il faut retenir du récit de Villani, dont l'ensemble ni les détails ne sont très vraisemblables, (-'est que Jean 11 a dû avoir connaissance du traité de partage (pie Charles le Mauvais a conclu ou se proposait de conclure avec les Anglais (Voy. Cliap. ni).
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craindre, le comte d'IIarcoml riant lirs aimé et très populaire à Rouen '.
Jean II fit donc appeler le roi des ribauds et, après lui avoir nommé quatre des prisonniers : « Délivrez-nous de ces gens-là», dit-il 2. L'ordre, intraduisible dans sa terrible concision, fut exécuté sur-le-champ.
Trois charrettes avaient été amenées dans la cour du château 3. Sur la première, on fit monter le comte dllarcourt, « en son corset de blanchet pourfendu à la poitrine, comme le Roi le lui avait déchiré en le prenant ^ » ; sur la deuxième, le sire de Graville ; sur la troisième, Guillaume ou Maubue de Mainemarcs et Colin Doublel^. En même temps, toutes les portes de la cité étaient closes, et l'ordre donné dans les rues que chacun a fermât son luiis et que nul ne sortît de son hôtel » •"'.
Les charrettes qui portaient les prisonniers débouchèrent par la porte de la grosse tour. Elles remontèrent d'abord et traversèrent jusqu'au bout le faubourg de Bouvreuil ; là, elles prirent le ciicmin qui conduisait tout droit au gibet de Bihorel, dressé au sommet de la côte de Neufchalel '. Mais, au milieu de la montée, on les fit redescendre vers un champ nommé le (Jiamp du pardon, où se tenait, chaque année, le 23 octobre, jour de la fête de saint Romain, une importante foire aux chevaux **.
1. Froissart, IV, i8o: « De quoi H dus de Normendie et tous H hoslelz fu durement tourblés. et ossi furent les bonnes gens de Roem. car il amoient grandement le conte de Harcourl, pour tant qu'il leur esloit propisces, et grans consillières à leurs besoings... Et pour ce que li rois dcsiroit le fin des dessus nommés, et qu'il se douhloit que li communautés de Roem ne l'en fesissent force, car bien sçavoit qu'il avoicnt grandement à grasce le conte de Harcourt. »
2. Froissart, ibid. : c ...il fist venir avant le roydes ribausetdist : «Délivrés nous de telz ». Le mot délivrer avait une acception spéciale et sinistre. Quand, en i 3GG, Friquetde Fricamps fait tuer à bout portant les brigands anglaisdu château du Homme, il dit à scsarchers: « Delivrés-vous tost ! « (Chron. des quatre premiers Valois, ç. 169.)
3. P. Cochon, Çhron norni.,p. 85 : « Cependant, l'en fnisoit pourvoiance de charetes et de ce que mestier y faisoit... o
l\. Même chron., ibid.