Froissart, V
2. Lettre du Prince à la municipalité de Londres : o ... nous nous treismes devers Leyre et maundasmcs noz gentz au cliivauchcr à conoistre si nous povons nulle part avoir trovcz passage, lesqucles gentz encontrerent les enemis et avoient faire assemblé, si qc les uns des dilz enemys estoient mortz et [les autres] pris, les queuz prisoncrs disoient que le Roi de France avoient envolée Grlsmoton, q'estoit en icelle conipaignie, pour lui faire assavoir ccrtcines novelles de nous et de nostre poair w.
Eulogium, III, 2i8-2i(j. « Eodem die (dimanche 28 août) dominus Johannes Chaundos et dominus Jacobus de Audcle dedcrunt insultum ad villam de Daubene et \\ et armis eam ccperunt et ignc et flanuiia cam vastaverunt. Eodem die prœdicti duo milites fccerimtequitatvim cuni ducentis Itoniinibus et obviavcrunt uno (sic) Franco nomine Gris VIotoun qui secum liabuit iiii^^ lanceas, qui omnes fugarunt et occisi fuerunt; capli tamen fuerunt xviu milites et armigeri. Angli enini liabebant x lanceas tantum ; le Gris Moloun primus fuit qui fugam fecit ». S'il n'y avait 200 Anglai.», on ne conçoit pas très bien c[ue, dans ce nombre, il n'y eût que 10 lances en tout.
« Daubene «, peut-être Aubigny- Ville (Cher; arr' Sancerrc ; cli. 1. de c°"). Pli. de Chambly, dit Grismouton et aussi Mo>iton de Chambly, fut tué, moins d'un mois après, à Poitiers. Il était le frère du Borgne de Chambly, r|ui périt à l'attaque du marché de Meaux par les Jacques (i358).
3. Je le suppose, pour expliquer une assertion, peut-être gratuite, de Froissart, qui ne mentionne i)as la rencontre a\ec Grismouton. mais dit que le Prince apprit à \ ierzon que le roi de France se trouvait à Chartres avec son armée (V, .'1).
'i. Bien que cette campagne n'ait i)as précisément tourné à l'honneur du roi de France et de ses lieutenants, il ne faudrait pas croire qu'ils fussent dénués de tout sens militaire et qu'ils aient négligé les précautions les plus élémentaires. Le a5 août, le comte de Poitiers, « lieutenant de ^lons. es pais de la rivière de Loire et en toute la langue d'oc », mandait de Decize à Nicolas Odde,son receveur es dites parlies, de payer 80 florins d'or au mouton à Olivier de Royauraont, écuycr. Ce paiement est ainsi motivé : « Pour ce que nous avons envoie, confians à plains de sa loyaiilté, Olivier de Royaumont, e.scuicr, lui quart à cheval, es parties de Limosin et de Berry, pour savoir plus secrètement et véritablement le convine du prince de Gales et des autres ennemis de Mons.,où il a esté jour et nuit continuelmcnt douze jours.