‹ Histoire de Charles VChapitre 168 sur 381 · I. Héraut Ctiandos, v. 1128-11/1.S · texte numérisé non relu

I. Héraut Ctiandos, v. 1128-11/1.S

■j. Ibid., y. ii3i-ii53. — Chron. des tjualre premiers Valois, 5i.

3. Chroii. des quatre premiers Valois, loc. cit. : « Et donc lui dist le marcsclial d'Audrelicn : « Marcsclial de Cleremont, vous estes espeiné de les vcoir ». Alors dist le niarosclial de Cleremont à celui d'Audrehen : « Vous ne sercs huy si hardi que vous mettez le musel de voslre cheval au cul du myen ». Héraut Cliandos, v. ii/î/i-ii53 :

« Dist d'Audenham : « Voslre demoero Les nous fera perdre, en celé hoere ». — Dounl disl Clermont : « Par Saint Denys, Marcschaux, moult estez hardys ».

Et puis lui dist par mautalent :

« Jà n'aurez tant de hardement Qu'aujourd'huy puissez faire tant Que jà vous sciez si avant Que la pointe de vostre lance Au cul de mon cliival avance 0.

!i. Chron. norm., 11^ : « ... lesquelz (les maréchaux) se liastcrcnt tant d'aler assembler, que la bataille du roy estait encore durement loings, et passèrent les mareschaulx la haie {?), etc. »

Conlin. de Richard Lescot, i02-io3 : «...inde retrocedere dedignati (les maréchaux) in eosirruunt incunctanter et introilu cum difficultale magna patefacto, atrox prelium

234 I.A BATAILLE DE POITIEHS

vers la "vallée du Miosson ; il vient se lieniter au corps de Warwick, qui étail encore en majeure partie en deçà de la rivière *.

Dès que les Français furent à bonne portée de l'ennemi, une grêle de flèches s'abattit sur eux, tuant ou blessant les cbevaux, les affolant, quand ils n'étaient que légèrement atteints -. Répartis à l'avance en deux batailles, sur le tlanc droit des colonnes anglaises, les archers avaient immédiatement pris place derrière les liaies de clôture 3, — dans les champs, comme le long du chemin du Miosson '*. Des cavaliers de Gler-

inchoatur. Quod rcx comparens, cuin fesiiiiantius justo débita nec ordinala arie sais accelerasset opem ferre, etc. »

La Scalacronica dit la môme cliose d'une façon peu claire et surtout en un français pitoyable : ((... où les Francés qidoient que ilz (les Anglais) sez ussent fiiys, qi (les Français) fortement sez hasterent et nomiement lour avaunt-garde de dieus mareschals party en envy (eiiuy dans l'édition), com fust dit, (ji meutz en ^ailleroit pur parolis sours entre eaux (qui mieux en vaudrait pour paroles mues entre eux) » (p. ivM-

Même reproche de précipitation à l'adresse du maréclial d'Audrchem dans Villani : « E per quesla folle baldanza, non attcndendo d'havere ne la seconda ne la terza schiera, levato un grido se ne vanno con malto ardimento e avacciarono il loro assalto ; e dilungaronsi subitamente lanto dalle altre schiere, che per lo lungo terreno non poteano essere veduti da loro... » Lib. Vil, cap. xvii ; Muratori, col. '|iO.

I. Le Baker, p. 1/17. — Cette double attaque divergente explique seule la phrase suivante de la Scalacroni'-.a (p. 17/1) : « Le avaiint gard du prince et soun reirgard assemblèrent od lez marescheals qe lour desconfirent. » D'autre part, lui chroniqueur a noté que « les batailles des mareschaux » <( alerent premier assaillir les Angloiz en la partie oii estoienl les Gascoinijs » {Chroii. des quatre premiers Valois, p. ï)2). Or, les Gascons étaient en grand nombre, sinon tous, dans le corps de Warwick, et c'est par des Gascons que fut pris le maréchal d'Audrchem, comme aussi le comte de Nassau, qui certainement figurait dans l'avant-garde française.

,2. Froissart, V, 3(). — Cont. de /?. Lescol : « ... tune Francigenarum cqui hoslium tractu vallido indomabiles redduntur... » (p. io3).

3. Chronog raphia, II, sGi-jOa : « Anglici vero in congressu fccerant duas alas sagittariorum qui se nemoreis sepibus velaverunt. » Cf. Chron. norm., ii/j ; Chron. des quatre premiers Valois, /I9 : « Et fit (le prince de Galles) trois batailles, dont la première fut d'archiers, et y mist monseigneur Hue de Karvellé... »

Sur la disposition des archers aux ailes, sur les archers qui mettent pied à terre, Yoy. le récit, d'ailleurs très confus, du combat de Mauron, dans la Chron. norm., p. io5 et suiv.

II. On voit donc que. pour arriver au cœur de la position anglaise, il y avait un passage étroit à forcer, mais ni « chemin creux », ni « ravin «, à traverser. Les archers ennemis n'étaient pas non plus placés des deux côtés de ce chemin creux légendaire, ce qui les eût exposés à se cribler de tlèchcs les uns les autres. Ils flanquaient le front de la position anglaise, en la débordant à droite et à gauche, de manière à former deux ailes. Plus en arrière se tenaient les hommes d'armes, à pied comme à Crécy, prèls à soutenir les archers. Cf. S. Luce, Hist. de Bertrand du

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