Gr. Chron., VI, 3;. — Acte d'accusation, G2-G
2. N. Valois, Le gouvernement représentatif en France au XIV' siècle, p. 8-10.
3. C'est un des griefs de leurs adversaires et qu'ils essayent de retourner contre eux. Voy. Acte d'accusation, 5/i : n ... aucuns de petit estât parlèrent au duc molt rigoreusement, tant du gouvernement de son père comme de ses officiers. Si appert bien que c'estoit par hayne et envie, car il parlèrent de leurs lignages et de leurs nativitez, qui n'est que envie et qui riens ne faisoit au propos : car l'en ne doit pas demander où bon vin ne où prcudhomme crust; sy appert bien que ce n'estoit que pour eulz dilTamer ».
4. Le 7 mai iSCg : « Ce lundi, à heure de vespres, écrit le greffier, homme de très excellente mémoire et de très grant prudence et esleue discrecion, et excellement renommé, par tout le monde, de prééminence ou fait de justice temporele, mesire Symon de Bucy, chevalier et conseiller du Roy, nostre sire, et premier président en son parlement, trespassa de ce siècle» (F. Aubert, Le Parlement de Paris... Son organisation. Paris, Picard, 188G, in-8», p. 81).
5. Quand il était chancelier de Normandie (N. Valois, op. cit., p. G). On a vu (p. i3Zi) en quels termes Robert le Coq parlait de lui : « ... Ce boucher, messire Symon de Bucy... » et quels projets homicides il lui prêtait à l'égard du dauphin et du roi de Navarre.
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mence légendaire de Jean le Bon. Presque tous les autres — Enguerrand du Pelit-Cellier, Jean Poilevilain, Nicolas Braque — étaient tarés par quelque endroit ou déconsidérés pour avoir eu le maniement des deniers publics.
En second lieu, les Etats r(îclamaient la mise en liberté du roi de Navarre. Son arrestation avait été un malheur public; depuis qu'il était en prison, nul (( bien n'estoit venu au Roy, ne au royaume » '. Nous sommes déjà préparés à entendre ce langage, et le sentiment qu'il traduit était à peu près général. A la même époque, le pape Innocent VI recommandait à ses légats, avec une insistance particulière, de prendre en mains les intérêts du roi de Navarre -.
Une troisième requête fut présentée au dauphin, qui était de nature à l'inquiéter et à le froisser encore davantage. On lui demandait de consentir à la nomination d'un Conseil de vingt-huit membres (quatre prélats, douze chevaliers et d(jiize bourgeois), pris dans le sein des Etats, qui (( auroicnl puissance de tout faire et ordener ou royaume, aussi comme le Roy » •*. Les députés ne s'en tinrent pas là, quoique leurs exigences fussent déjà difficilement acceptables pour le jeune prince.