‹ Histoire de Charles VChapitre 205 sur 381 · Lndcnvig, ReliquLr mcmuscriptorum, t. V, p. t^^l-l^h · texte numérisé non relu

Lndcnvig, ReliquLr mcmuscriptorum, t. V, p. t^^l-l^h

•j. Ibid., p. /|53 : a ... et ne amicabilis hujus unionis et amicitia» sincerae et gratœ concordiae (sic: il faut corriger : et ne post amicabilis hujus unionis et amicitise sincerse gratam concordiam) aliqua dubia inter nos quacunque ratione consurgant et ut futuris scandalis via seu materia prœcludatur, supiadicti nostri carissimi fratris, régis Francia?, deliberatio infra scripta declaranda providit : in primis siquidem quod Viridunensem et Cameracensem civitates et Castellum in Camer[a]sio... ad nos... duxerit libère ac voluntarie remittendas... » Ibid., p. 454 : « Et ad abundantem cautelani similiter proniisit bona fide... quod ipse nos in possessione dictarum Viennensis et Cameraccnsis civitatum . non impediet etc. ».

3. Fr. Wilh. de Sommcrsbcrg, Silesiacarum rcnim scriptorcs aliquot inediti, etc., t. I, Leipzig, 1721J, in-fol., p. 949-951 : « Diplonia Joliannis régis Francité quo factam cum Carolo IV Romanorum imperatore, tanquani Boheniite rcge, ligani denuo confirmât; et Delpliinulum Burgundiaxiue Comitatum feuda Sacri Iniperii esse ipse confltetur ann. i355 ».

4. Publiée sous cette date par Sommersberg. Voy. la note précédente. — Rapportée à la même date dans les Regesta Karoli d'Alf. Huber, p. 553, Reichssachen.

5. Voy. en ce sens une longue note de VVerunsky, Geschichte Kaiser Karls, III, 107, n. 3. — Un important manuscrit de la Bibliothèque universitaire de Prague, IC. 24 (qui paraît être une compilation de pièces officielles faite par l'ordre de Charles IV et se trouve analysé dans le t. X, p. 669, de VArchiv der Gesellschaft fur altère deutsche Gcsclùchtkunde, de G. -H. Fertz), contient une copie de cet acte, sans date : u Littera rcversalis dicti régis Francorum super liga, sine data ».

G. Comme on l'a admis trop facilement. — Adolf Gottlob {Karls IV private und politische Beziehungen zu Frankreich, p. 83) suppose que Jean II se serait prêté à toutes les concessions avec l'arrière-pensée de ne pas tenir ses engagements.

7. C'est la date exacte de cette lettre. On l'avait d'abord rapportée aux deux derniers mois de i355 (Ludevvig, Reliqaix nianascr., V, 450; P. Fournier, Le royaume d'Arles, 458, 11 i ; Alf. Uubcr, Regesta KaroU, Reichssachen, p. 554, Q° 240). A. Gottlob avait conjecturé très justement qu'elle était du 6 janvier de l'année suivante (op. cit., p. 84 et n. 5), et cette supposition se trouve justifiée par les indications du nian. de la Bibl. iiniversituirc de Prague, déjà cité et utilisé par Werunsky, t. 111, p. iio, n. 3.

('lud.Trit toute réponse aux propositions, contenues dans la huile du aO août de l'année précédente; plusieurs articles étaient étrangers à l'alliance proprement dite, et les parties contractantes n'y étaient pas seules visées; ilétail nécessaire qu'ils fissent l'objet de nouveaux pourparlers. Le roi de France s'exprimait brièvement à cet égard, et en termes un peu vagues. Il s'étendait, au contraire, longuement sur l'échec des négociations ouvertes, sous les auspices de l'Empereur, pour le rétahlissemenl de la paix entre la France et l'Angleterre. C'était Edouard 111, rpii, au cours de la même année i355, avait eu la pensée de prendre Charles IV pour médiateur. Il lui avait envoyé des ambassadeurs à cet effet, et l'Empereur avait répondu à sa démarche, en déléguant le général des Dominicains, Simon de Langres. et son secrétaire particulier, Rudolf de Fricdberg, pour tenter un rapprochement entre les deux rois '. Mais (juand les pléni|)otentiaircs impériaux, venant de Paris, où ils avaient conféré avec le roi de France, furent arrivés à Londres, ils constatèrent bien vite que l'heure n'était plus aux conférences pacifiques. Le prince de Galles était parti pour la Guyenne, et avait même du commencer sa chevauchée à travers le Languedoc. Edouard III s"ap{)rélait à débarquer à Calais. Tout espoir de paix s'était évanoui. Après avoir longtemps fait attendre les envoyés de l'Empereur, Edouard 111 les congédia-. En repassant à Paris, ils ne purent que rendre compte à Jean II de l'échec complet de leur mission. C'est à eux peut-être qu'il confia sa réponse à Charles IV , où, ajournant la conclusion d'im traité d'alliance, il incriminait la duplicité et la mauvaise foi d'Edouard 111.

Au mois de mai i356, au moment où l'arrestation du roi de Navarre suscitait de nouveaux ennemis à Jean II, celui-ci reconnut la nécessité

1. Werunsky, op. cit., III, 109. — A. Gotllob, op. cit., p. 85.

2. 11 y a deux lettres d'Edouard 111 à Charles IV, relatives à cette médiation : l'une du 12 octobre i355 (publiée par Ludewig, son premier éditeur, sous la date du 12 octobre 13i7 et analysée dans les Regesta Karoli, Reichssachen, b25, n° 10, sous celle du 12 octobre 13i6), où, exposant à l'Empereur les motifs qui s'opposent à la conclusion d'une trêve, il se réserve de consulter sur ce point son Parlement, qui va se réunir (le Parlement se réunit le 12 novembre) ; l'autre, du i" décembre de la même année, remise à Rudolf de Friedberg lui-même, par laquelle il notifie l'abandon définitif des négociations (Re/c/issac/ien, 555, n°242).

Joignez-y ce passage des Pells Issue Rolls, 3o Edw III (Michaelmas), membr. iC, 3 déc. i355 : a Radulpho de Ffrydebcrgh, clerico, nuncio Imperaloris, moranti in Anglia, per preceptum domini régis, attendendo responsum suum... xxuii li. vi s. VIII d. ».

3'y4 LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE l356 ET DE l357

de faire aboutir les négociations nouées avec l'Empereur. Comme il est peu probable que les lettres, données à cette occasion, ne soient encore une fois qu'un simple projet *, elles témoignent incontestablement d'une amélioration dans les rapports entre les deux beaux-frères. Le traité d'amitié est renouvelé purement et simplement, sans qu'aucune mention soit faite des conditions que Charles IV avait voulu y mettre. Dans le même temps, le roi de France, flattant le goût bien connu de l'Empereur pour les reliques, lui faisait don de deux épines de la Sainte-Couronne. Elles devaient lui être remises à Metz par le dauphin Charles en personne 2. On savait, en effet, dès le mois de mai, que la prochaine diète impériale serait tenue dans cette ville frontière ^ ; la précédente avait été réunie à iSurcmberg, au début de l'année, et on y avait promulgué les vingt-trois premiers chapitres de la Bulle d'Or; il restait à compléter cet acte célèbre par quelques dispositions additionnelles. Le choix de Metz avait pu être dicté à Cliarles IV par des motifs très divers : la nécessité de régler au mieux des intérêts de l'Empire le partage de la succession du duc de Brabant, Jean III ; le désir d'exercer plus efficacement sa médiation entre la France et l'Angleterre ; peutêtre aussi la secrète pensée de frapper, parle déploiement d'une pompe inusitée, l'esprit des populations voisines des terres d'Empire *. Bien que les bons olfices de Charles IV eussent été impuissants à rendre la paix à la Chrétienté, le pape Innocent VI n'en était pas découragé. Il fondait un grand espoir sur la diète de Metz, qui, annoncée tout d'abord pour l'été de io56 ^, ne s'ouvrit finalement que dans les derniers mois de la même année ^. Il y accrédita un représentant spécial, l'abbé de

I. Elles sont rapportées le plus souvent au mois de mai i355.Le man. de Prague donne la date, selon toute vraisemblance exacte, de mai i356 (Werunsky, III, 107, n. 3;.

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