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Regesla Karoli, Reichssachcn, bb-;, n° 2CG

3. Reg. Vatic, 238, fol. 7/1'° (16 mai i3âG) : « Carissimo in Christo filio, Imperatori Romanorum semper Augusto etc. » - « ... Gum autem, fili carissinie, sicut habet multorum nobis admodum grata relatio, tu, disposilurus imperii tui négocia, sis ad civitatem Melensem, vicinam satis rcgno Francorum, in proximo accessurus etc. » — Ibid., fol 75™ (21 mai, même année) : « Dilecto (ilio Androino, abbali monastcrii Cluniacensis, Matisconensis diocesis etc. »

II. Werunsky, op. cit , III, i32. — A. Gottlob, op. cit., 87. 5. Werunsky, ibid.

G. Reg. Vatic. 238, fol. 75" (Avignon, 21 mai i35G). Lettre à Androuin de la Roche ; — fol. 7G (Villeneuve d'Avignon. 29 mai). Lettre au même. — fol. 202 v (Avignon, 3 octobre i35G) Lettre à l'Empereur.

Cluny, Androuin delà Roche; ses deux légats, les cardinaux de Périgord el Capocci, reçurent l'ordre de s'y rendre '. Enfin, quand la bataille de Poilicrs eut infligé à ses prévisions optimistes le plus cruel démenti, il multiplia les instances pour que l'Empereur s'entremît en faveur de .lean II, et ménageât un accueil favorable à tous ceux qui, à des titres divers, viendraient plaider auprès de lui la cause du roi de France ^.

Charles IV et l'Impératrice, qui avaient quitté Prague à la fin du mois d'août, arrivèrent à Metz le 17 novembre au soir 'K Les représentants de la cité leur firent une réception très solennelle '\

Le dauphin, comme on l'a déjà vu, ne se mit en route que le 5 décembre. Son itinéraire, différent de celui qu'il adopta pour le retour, est en partie connu. Des actes de sa chancellerie ont conservé les noms de nombreuses localités par où il passa : Charenlon, Créteil •"•, Rozoyen-Brie*^, Provins ', Troyes^, Rosnay-le -Château 9, Saint-Dizier"^, Saint-

1. Reg. Val., 288, fol. 7^" (Avif^non, lO mai i350). Lettre à l'Empereur; — fol. 202'° (Avignon, 3 octobre). Au même. — TalleyranJ seul vint à Metz; les deux légats étaient brouillés à cette époque, et le Pape n'avait pas réussi à les réconcilier.

2. Reg. Val., 288, fol. 203" et 2/10'° (3 oct. et 12 déc. i35G).

3. Werunsky, op. ci7.,lll, [^9 : « Ende August verlicss der Kaiser samml der Kaiserin Prag, um sich zum Rcichshoftag nacli Metz zu begebcn, dcsscn Beginn cr auf den 19 Oktober angesetzt batte. » Cf. Regcsla Karoli, n* 2609.

li. J. F. Huguenin, Les Chroni<iiies de la ville de Metz, etc. ; Metz, i838,in-/i*, p. 97- 98.— Werunsky, 111, i5o.

5. G décembre i350. « Donné aus cliamps entre Gbarenton et Grelueil... » (Dom Morice, Mémoires pour servir à l'iiist. de Bretagne, 1, col. i5i3-i5i't.)

G. Décembre i35G : (( Datum apud Rosayum in Bria... » (Arch. nat.,JJ, S'i, fol. 3V'i, n° C85). Rozoy-en-Brie; Seine-et-Marne, arr' de Goulommiers, cb-1. de c°°.

7. Décembre i35G : « Donné à Provins... » (.\rcb. nat., JJ. 8't, fol. 33G", n° GG9) Provins ; Seine-et-Marne, ch-1. d'arr'.

8. Lettres de provision d'Aubri Roussel nommé conseiller lai à la Chambre des enquêtes du parlement de Paris. « Johannes etc.. Datum Trecis die decimo tertio mensis decembris anno Domini millesimo trecentesimo quinquagesimo sexto. — Per Regem ad relacionem vestram. J. Royer. » (Bibl. nat., Parlement, t. \U, fol. /ioi'" 4o2. — Copie d'après le registre vu du Greffe aujourd'liui perdu). L'acte est donné au nom du Roi, mais il a été dressé manifestement sur l'ordre du dauphin et en cours déroute. D'ailleurs le chancelier était du voyage (<.<. ad relacionem veslrani n).

9. Déc. i35G : « ... à Ronnay... » (Arch. nat., JJ. 8^, n° GGG). Rosnay-le-Chàteau ; Aube, arr' de Bai'-sur-Aube, c°° de Brienne le-Château.

10. 17 déc. i35G: « Donné à Saint-Dizier... » (Bibl. nat., Clairambault, XXI, n» /iS). Reçu donné par le daui)hin à Nicolas Braque, de 2.000 deniers d'or au mouton,» les quiex il nous a prestez et baillez comptanz en ce présent voiage... » Cf. ibid., n" hh, un mandement du dauphin aux gens des comptes, en date du k février i357, pour

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Mihiel * ; mais les dates précises sont très rares. On sait cependant qu'il était à Troyes le i3 décembre, et à Saint-Dizier le 17. Quelles raisons firent choisir pour l'aller un parcours beaucoup moins direct que celui du retour ? On ne peut que poser la question. 11 est possible que le dauphin ait voulu, en prenant cette voie, se tenir aussi longtemps que possible en communication facile avec Avignon. La supposition n'a rien d'improbable. Il venait d'envoyer à la cour pontificale le comte de Yentadour -, l'un des prisonniers de Poitiers, qui, mis en liberté sur parole, s'employait ofliciellement à négocier, soit la délivrance de Jean 11, soit tout au moins la conclusion d'une trêve 3. Evidemment, le prince attendait d'un jour à l'autre des nouvelles importantes, qu'il avait intérêt à connaître avant sa première entrevue avec l'Empereur- Quoiqu'il en soit, le dauphin parvint au terme de son voyage le jeudi avant Noël, c'est-à-dire le 22 décembre. A Metz, il retrouva le cardinal de Périgord, arrivé de la veille ^, et sans son collègue Capocci, des dissentiments très graves n'ayant jamais permis aux deux légats d'associer leurs efforts^. Le dauphin avait avec lui l'un de ses frères, le comte de Poitiers ^^ le duc de Bretagne, Charles de

le paienicnl du reliquat, N. Braque ayant déjà reçu un acompte sur la Monnaie de Saint-Pourçaiu.

Saint-Dizier ; Haute-Marne, arr' Vassy, cli-1. de c°°.

1. Dec. i3jI) : « .. apud sanctum Michaelem in comilatu de Barro... » (Arcli. nat., JJ. 8'i, n° Oyy). — Saint-Miliiel, Meuse, aiT' Gommercy, ch-1. de c°°.

2. Bernard, comte de Ventadour et de Montpensier. — Rcg. Vatic. 288, fol. a^i (Avignon, 12 déc. i35()). Le Pape au cardinal Talleyrand : « Ceterum, licet dilectus filius nobiiis vir Bernardus, cornes Yentadorensis, qui die Veneris proximo preterita (9 décembre) liora tarda hue applicuit, litteras tuas quas bénigne recex^imus nobis olitulerit, et de nonnullis liabuerit nobiscum .diffuse sermonem, ca tamen que secuni in secreto contuleras, prout eedem littere continebant, nondum nojjis potuit aperirc etc. »

3. Sur la mission de Ventadour, voy. un mandement du dauphin (Bois de Vincenncs, 2O janv. 1857) aux trésoriers du Roi, leur enjoignant de payer sans délai au dit comte la somme de i.ooo deniers d'or au mouton pour les frais de divers voyages qu'il a faits et doit encore faire... (Texte publié par M. Jean Lemoine à la suite de la Chron. de Richard Lescot, p. 2^0-1! 'n .)

!i. Huguenin, Chron. de Metz, p. 98.

0. Le Reg. Fa<ic., 288, contient de nombreuses lettres du Pape, relatives à ce différend, qu'il s'efforce d'apaiser.

6. Chron. de Metz,loc. cit.: «... et ung sien frère plus jeune que luy, qui n'avoit pas iilus de quinze ans. » Le comte de Poitiers était né à Vincennes le 3o novembre i34o. Louis, comte d'Anjou, avait été laissé à Paris, comme lieutenant du dauphin. La chronique messine de Jacques d'Esch, publiée par le D' Wolfram, directeur des Archives de Lorraine, a fait des deux frères du dauphin un seul person-

Blois ', le comte d'Elampcs, l'archevêque de Sens, Guillaume de Melun, le chancelier Pierre de la Forêt, qui allait être lait cardinal, les comtes de Sarrci)rnrk et de Tancarville, le maréchal Boucicaut cl beaucoup d'autres j^rands personnages-. Le fds aîné du roi de France avait une suite digne de son rang : deux mille chevaux, parmi lesquels deux cents archers, tous montés et vêtus d'une même livrée^. Son entrée à Met/ (hil être assez imposante''. La diète était, d'ailleurs. Tune des plus brillantes (ju'on eût vues. « Le jour de Noël, les hérauts des princes conqitèrcnt cl dirent qu'il pouvoit bien avoir à Mets trente-trois cents chevaliers (33oo), sans les grans princes, dont il y avoit bien cent, que duc/, marchis, archevesques et evcsques » -'.

na<ïc cl niciiliniiiii', parmi rciix qui furent prcsienls à la dièlc tlu Mclz : « l«! conte dWnio et de l'oiticl ». (Qucllcn :iir Lollirinijisrlwn Gcsrhichtr hrrausijeijchi'n von ilcr (Jeselbcluifl fiir lolliringische Gesvliiclile tind Alierlumsliundc, Band I\', Metz, i(|0('>, p. 3o(j.)

1. Arch. nat.. JJ. 8(j, fol. i kj, n° -.i-Cj (janvier iSS;) : « ... apnd Catiialanos, in rcgressu Lotlioringic, anno quinquatrcsimo sexto, per dominum diiccm, in suo consilio quo erant domini cardinalis Rothomapcnsis, archiepiscopus Senonensis, dux Britannie, comités de Tancarville et de Salebniclie, marescalhis Botissicaudi, S. de Buciaco et plures alii. ». — Cliron. de J. d'Esch. Inc. cit. : « ... le duc de llrctaigne... »

2. Voy. la note précédente. — Chron. de Jacques d'I-Jsrh, p. 3o(j-3o- : « ... le conte de Sarbniclie, le conte de Valdezmons (Henri de Joinvillc, comte de Vaudémont), le conte Jolian de >auso\vc (Jean de Nassau-Wcilburg), le sire de ladardc, senechal de Herkaire (lieaucaire), le conte de Viainnc (?), le sire de Roncinc (Roucy), le duc de Brelaigne, le conte d'Anio et de Poiliet, li arschcvesquc de Romvain, chancelier le Dclphin, le sire de Liney (Walcran de Luxembourg, sire de Ligny en Barrois ou son fils Jean), le conte de Lucistain (Liitzclstein ?), le conte de Granscey (Eudes de Granccy, second mari de Béatrix de Bourbon, veuve de Jean de Bohème-Luxembourg), les 11 enffens le conte de Pierregot, vi archcvesquc que vinxent avec le cardinault de Pierregot, le conte d'Estampes, le chanibrelain de ïanquervelle, le conte de Saulme en Ardenne (Henri, comte de Salm),le sire Adam de MouUin (Melun), m frerez. »

3. Hugvicnin, Chron. de Metz, ijS : « Et avoit en sa compaignic deux mille chevalx, où il y avoit deux cents archiers tous à cheval, vestus d'vuie livrée, accompaigniésde plusieurs gros princes et seigneurs. » Déjà, la veille, le cardinal de Périgord avait fait son entrée « avec bien quatre cents chevaulx. » (ib'id.)

4. l'eut-ètre même trop solennelle, eu égard à la situation du royaume de France. Il s'attira de ce chef, comme aussi pour le luxe de ses vêtements, quelques reproches de la part de son oncle. Voy. Continuât, de la chron. de R. Lescot, 106-107. Rapprochez ce que dit le même chroniqueur de certains goûts dispendieux du daui^hin, p. loO.

5. Huguenin, C/i;o/i. f/f Met:, p. 99. — Chron. messine inédite:» Ci après sont... les princes, seigneurs et barons que furent en Metz avec l'empereur quant il tint son siège impérial... et veult on dire qu'il y ot xxxii' espérons doreis sens les autres seigneurs d'esglise et escuiers. »

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Ce même jour de Noël, qui était un dimanche. l'Empereur assista, dans la cathédrale, à l'ofiîce de matines, où « la coutume de son empire » lui assignait un rôle liturgique. Le cardinal de Périgord, tous les seigneurs ecclésiastiques ou laïques, présents à Metz, emplissaient l'église. Charles IV. (( velu comme empereur, la haute couronne d'or en la tête », lui d la septième leçon de matines, l'épée nue en la main » *.

La cérémonie religieuse terminée, l'Empereur tint avec les princes électeurs une réunion au k Champ-à-Saille )), où, dès les premiers jours après son arrivée, il avail fait construire un grand pavillon pouvant abriter deux cents personnes. Tout autour s'étendait un vaste parc, clos par une enceinte de palissades. C'est là qu'avaient déjà eu lieu, le dimanclie précédent, de nombreuses prestations d'hommages et les reprises de fiefs qui en étaient la conséquence -.

Après que Charles lY eut institué roi de Bohême, à sa place, son frère Wenceslas, duc de Brabant et de Luxembourg, il s'assit « à une table, tout seul, en habits et estât d'empereur », et « dîna )),en suivant le cérémonial, que prescrivait le vingt-septième chapitre, non encore promulgué, de la Bulle d'Or. 11 fut servi par les électciu's laïques qui se présentèrent d'abord à cheval, porteurs des objets et des mets destinés au repas de l'Empereur. Ils ne mirent pied à terre que pour les

1. Cliron. de Melz, loc. cit. — Cf. Gr. Chron., VI, 3Go (à propos du voyage que Charles IV fit en France, en 18781 : « Et pour ce que de couslume l'Empereur dist la va' leçon à matines (le jour do ?yoël), revestus de ses habiz et enseignes imperiaulz, il fu avisé par les genz du Roy que ou royaume ne le pourroit-il faire, ne soufTert ne li seroit. Si se consenti de bonne volenté de deniourcr au dit Cambray, pour faire son ordcnance acoustumée en son empire ». Une miniature du man. fr. a8i3, fol. U(>~,^° représente Charles IV, la couronne impériale en tète, l'épée nue à la main, disant la 7' leçon. Deux acolytes tiennent l'un le sceptre, l'autre le globe. La 7° leçon est un commentaire du pape S. Grégoire sur l'évangile de la messe de minuit :« In illo tempore exiit edictum aCïesare Auguslo ut describerctur universus orbis, et reliquat). L'office de matines du jour de Noël est divisé, comme tout office, en 3 nocturnes, comprenant chacun 3 psaumes et 3 leçons : les 7', 8* •et 9' leçons sont des commentaires sur les évangiles des trois messes de la fêle. Le récit de Werunsky interprète inexactement les Chroniques de Metz. D'après cet historien, Charles IV, assistant à la messe de minuit dite par le cardinal de Périgord, aurait chanté l'évangile, l'épée nue à la main (Op. cit., III, i5i).

2. Chron. de Metz, 98. Le texte de ces chroniques n'est pas des iiliis riairs. Il semble bien qu'il y avait, autour du (i tabernacle » ou pavillon en planches, un assez large espace découvert, entouré de palissades.

déposer sur la lablc impériale*. A une deuxième table avaient pris place l'Impératrice, le cardinal de Périgord et le dauphin, duc de Normandie '-. Pour tous les autres convives, d'ailleurs, — princes, barons, chevaliers et écuyers, — même luxe et même profusion. La douceur exceptionnelle de la température avait permis de donner ce repas en plein air, sans que personne eût à souffrir du froid ^.

Au dîner succédèrent des prestations d'hommage et l'érection du marquisat de Juliers en duché. Le premier de tous, le duc de Normandie, prêta l'hommage pour le Dauphiné, qu'il reprit en fief de l'Empereur ^.

La journée s'acheva par la promulgation de la « Bulle d'Or » ^, élaborée en majeure partie et déjà publiée à Nuremberg, mais à laquelle on venait d'ajouter, à Metz, sept chapitres nouveaux*'. Cet acte avait

I. Bolimcr, Fontes reruin germanic, t. IV, Stiiltpfart, 18G8, p. 276 et siiiv. ContiniKitioncs Cronice Maltliic Nuewenhurgensis, p. 3()3 : « Fueruntque ibi principes elcctores et officialcs sou miiiislcriales iniperii, ([iioruni (inilitict riiiiiislrat)al irnporatori seilcnli in mensa in officif) seii niiiiistcrio suo |)roprio.Onililjet anlem \cniebat super equo usquc ad mcnsani ; dcsccmlcnte vero de equo coram mensa hystrionibvis et mimis dal)aliir eqiius». — Chroniken drr dciilscheii Stàdte, t. VIII, Leijizif^, 1870, p. /i8j. — Iliigiienin, Citron, de Metz, ()8. — D. Jean François et D. Nicolas Tabouillot, Hist. de Metz, t. II, 17C9, p. 55o-553. — Werunsky, op. cit., III, 1G7 : « Die Kurfiirsten walteten hiebei hoch zu Ross nach den Vorschriften des eben verkiindelen Reichsgrundgesetzcs ilirer Erzâmlcr ».

3. Voici le texte des Chron. de Metz, p. gij, qui nianf|Mc un peu de- netteté : « D'autre part estoit rimpératrice assise à une table a\ec le cardinal de Piergort, le daulphin, duc de ÎNormandie et les autres princes, seigneurs, chevaliers et escuiers, assis aux aultres tables et tous servis richement, sans feu «. Les Bénédictins ont entendu ce passage comme je le fais [ibid., p. 553). Werunsky dit de même, loc. cit. : « Den Schluss des fcierlichen Reichshofes bildetc das iiberaus ûppige Festmahl, an welchcm, ausser deni Kaiser, auch die Kaiserin zu deren Seiten der Kardinal Taleyrand tind der Dauphin sassen, sowie die ûbrigen Fùrsten und Herren theilnahmen ».

3. Werunsky, op. cit., 168 : « Die Festfeier im Freien vvard durch das damais herrschende ausserordentlichc niilde Wetter ermôglicht ». Les Chron. de Metz disent simplement que le repas fut servi « sans feu », mais il parait bien, d'autre part, que les tables étaient mises dans « le parc », par conséquent hors du « tabernacle 1) ou pavillon couvert.

A. Chron. de Metz. 99 : « Après le disné ledit daulphin de Viennois fist le debvoir et reprinse dudit empereur de son Daulphiné, mouvant en fied de l'Empire, etc. ».

5. Ibid. : « Ledit jour de Noël, à Mets, ledit empereur, presens les eslecteurs, fist publier la bulle d'or ».

6. Les "j3 premiers chapitres de la Bulle d'or furent promulgués à Nuremberg le 4 des ides de janvier (10 janvier) i356. A la suite de ces chapitres, on lit dans la Bulle d'Or (Lûnig, Deutsches lieichsarchiv, l, i^) : « Infra scripte leges promulgate

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pour l'Empire et pour le droit public allemand une grande importance.

Les jours suivants, des négociations se poursuivirent activement entre l'Empereur et le dauphin, et, si elles n'eurent pas tout l'eflet qu'on en attendait peut-être, elles aboutirent néanmoins à des résultats appréciables. Charles IV n'avait pas seulement reçu de son neveu de précieux cadeaux : une relique insigne* et une épée estimée à la valeur de 18.000 florins-. Sur deux points il avait obtenu les satisfiïctions qu'il n'avait cessé de réclamer Le jour même où Charles de France lui prétait hommage pour le Dauphiné, Philippe de Rouvre reprenait en fief de l'Empire, par les mains du comte de Montbéliard, vicaire impérial, la Comté de Bourgogne 3. L'investiture du Dauphiné fut accompagnée du renouvellement de tous les privilèges dont avaient joui les anciens dauphins^. Charles IV y joignit, mais pour cette province exclusivement, le vicariat impérial, sorte de délégation de son autorité dont il était assez prodigue, parce qu'il en avait fait pour lui-même une source de revenus 3. Le duc de Normandie dut s'engager à lui payer en retour la somme de 5o.ooo llorins6; promesse onéreuse, vu le triste état où se trouvaient les finances du royaume. Cet engagement fut pris le mercredi 28 décembre, et c'est à cette date aussi que fut renouvelé, par un acte solennel, le traité d'amitié du 7 mai 1847 '. Le traité

sunl in Ciiria ^^ctcllsi pcr dominuni Karoluni IV^ imperalorcni Romamini et Boemife Uepcin Augiisliun aiino DomiiiL MCCCLVI, assislenlibus sibi omnibus sacri Romani Impcrii Elccloribus Principiluis, et prescntibus dominis Voncrabili in Christo paire domino Theodorico (sic) episcopo Albanensi, sancte Romane ccclesie Cardinali, ac Carolo Régis Francie primogenito, Normandie Duce illustri ac Dalphino Viennensi, in die Nativitalis Gliristi ».

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