‹ Histoire de Charles VChapitre 211 sur 381 · II. Fremaux, o · texte numérisé non relu

II. Fremaux, o

G. On a notamment considéré, comme ses frères, Gilles Marcel, le « clerc de la marchandise », c'est-à-dire le secrétaire de l'Hôtel-de-Ville, et un changeur de Paris, Guillaume Marcel, l'un et l'antre partisans déterminés et dévoués du prévôt (Per rens. Et. Marcel, p. 37, n. i). Ils n'étaient que ses cousins.

Il convient de signaler ici une assez amusante méprise. Dans une notice sur Etienne Marcel {Plularque français, 18/1/1, t. I, p. Suj), Jules Quicheral avait écrit: a 11 est certain, d'ailleurs, que celui-ci (Et. Marcel) eut plusieurs frères : Guillaume et Jean, complaisants serviteurs de Charles V, lorsqu'il se livrait aux écarts de sa première jeiuiesse, et qui durent peut-être à une honteuse recoimaissance d'échapper au désastre de leur famille, clc. ». L'assertion a été accueillie sans conlrtMe par Perrons et par Jules Tessier : u De ses trois frères, deux, Guillaume et Jean, paraissent s'être tenus a l'écart de la politique : ils y furent sans doute forcés par le sou- \enir de leurs relations avec le dauphin, dont ils avaient favorisé les frivoles plaisirs, du temps que ce prince n'avait pas encore réglé sa vie ». (Perrens, op. cit., 38). Jules Tessier a encore forcé la note : « Des trois frères d'Etienne, deux, Guillaume et Jean, vécurent dans l'intimité du dauphin Charles, fils du roi Jean, partageant ou favorisant ses j)laisirs, encourageant ses folies ; car, de l'aveu même de Christine de Pisan, l'enthousiaste panégyriste de Charles V, Charles ne mérita guère, en sa jeunesse, le surnom de Sage, etc. » (Etienne Marcel, p. 17).

Siméon Luce, faisant 1' « examen cri'lique » du livre de Perrens, avait été fraj)pé du rôle très peu honorable, prêté à deux frères d'Etienne Marcel, et, comme l'imputa-

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