‹ Histoire de Charles VChapitre 238 sur 381 · I. N. Valois, op. cit., p · texte numérisé non relu

I. N. Valois, op. cit., p

■2. Les lettres de provision qu'ils reçurent à cette date, transcrites dans un acte du mois de sept. i357, sont conservées au Trésor des Chartes (Arcli. nat., JJ. 89, fol. 68eg*", n° 5o). Ce texte important a été signalé par S. Luce, qui en a extrait les noms des commissaires {Froissart, V, xix).

3. Les neuf commissaires étaient l'évèque de Nevers, Bertrand de Fumel, ancien président de la Chambre des enquêtes; l'évèque de Meaux, Pliilippe de Vitry; l'évèque de ïhérouanne, Gilles Aycelin de Montaigu, qui succéda, comme chancelier à Pierre de la Forêt ; le doyen de Cambrai, Jean de Gonnelieu ; Robert de Corbie, député d'Amiens, l'un des plus ardents agitateurs; Mahieu de Trie, sire de Moucy, membre du Grand Conseil, et Jean de Conflans, maréchal de Champagne, ces deux derniers, élus pour la noblesse ; Jean Godard et Colart le Caucheteur» élus l'un et l'autre pour les bonnes villes. Il est infiniment probable, comme l'a conjecturé M. Valois, que Robert de Corbie était le troisième commissaire pour les bonnes villes, bien qu'il appartint au clergé et que, parmi les quatre autres membres du même ordre, la noblesse comptait également un représentant.

l\. N. Valois, op. cit., p. 38-3i), 4o-4i.

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Ajoutons, enfin, qu' « en conlianl la perception des taxes à des généraux élus sur le fait du subside, les députés ne firent c[ue renouveler une précaution déjà priscpar les Klats de décembre iSôô.de mars i35G, et plus récemment par ceux de la Langue d'oc Cette dernière commission, qui centralisait en ses mains l'administration financière, complétait le gouvernement imposé au duc de Normandie ».

\ m. — Pendant (juc le daupbin subissait la loi des Etals, des négociations se poursuivaient à Bordeaux, sous les auspices des deux cardinaux légats du Pape ', entre les procureurs du roi de France et ceux (lu prince de (Jalles -. Kllcs aboutirent, le 22 mars, non pas à im tiailé de paix, car, en l'absence d'Edouard III. on ne pouvait <prébaucher un projet '^ mais à une trêve, (jui devait durer jusqu'à la l'été de Pâques (<) avril), et se prolonger ensuite pendant deux ans, soit jusqu'à i*àques de l'année iSoq '*. Les clauses delà paix, tellesf[u'clles avaient été arrêtées en même temps, mais conditionncllemenl, furcnl tenues secrètes en attendant (pil']d(uiard lll se l'ùt prononcé '•. La trêve signée, le prince de Galles partit pour l'Angleterre, emmenant avec lui le roi Jean, pour « parfaire » le traité préparé par les légats *^.

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