‹ Histoire de Charles VChapitre 239 sur 381 · Tallcyrand de PcrigorJ cl Nicolas Gapocci · texte numérisé non relu

Tallcyrand de PcrigorJ cl Nicolas Gapocci

2. Les « messages et procurours » du roi de France étaient : le cardinal de Rouen (Pierre de la Forêt) ; l'arclievt-que de Sens ; Jaccjues de lîourbon, comte de Pontliieu ; Jean d'Artois, comte d'Eu ; Charles d'Artois, comte de Longueville ; les comtes de Taricarville et de Ventadour; Jean le Vlaingre, dit Boucicaut ; Robert de Lorris et Simon de Bucy (Rymer, II!, i, p. 348).

3. « ... sur bone et ferme espérance de bone pees et de bon acord finales. . . ount pris (les négociateurs) bonnes et loyàus abstinences et trêves » (Rymer, ibid.).

Les Grandes Chroniques disent : « Le samcdy xvin jours du dit mois de mars fu traictée paix à Bourdeaux, entre le roy de France qui encores y estoit prisonnier et le prince de Gales » (V'I, 50). Cette date du 18 mars n'est peut-être pas inexacte. L'accord a pu se faire ce jour-là, et l'instrument diplomatique, qui est très long, n'être mis en forme que le mercredi suivant.

!i. «... à deux ans ensuians, et l'endemain soleil levant « (Ibid.)

5. Gr. Chron., VI, 50 : « La manière de la quelle (paix) fu tenue secrète pour ce que en ycelle estoit réservée la voleiité du roy d'Angleterre ».

0. « ... pour parfaire le dit traicté de paix... » [Gr. Chr., VI, 50). Toutes les négociations simplement mentionnées ici seront exposées, avec les détails nécessaires, dans un chapitre de cet ouvrage (T II, ch. 11). Le Prince relâchait ses autres prisonniers, mais évidemment pour un temps, afin qu'ils pussent se procurer l'argent nécessaire à leurs rançons : « Et en renvoia le dit prince en France les prisonniers qu'il avoit et ordena de mener le Roy en Angleterre, pour parfaire le dit traicté de paix ».

3o8 LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE l356 ET DE l357

Les plénipotentiaires français n'avaient pas oublié la ville de Rennes, assiégée depuis plusieurs mois. Il était spécifié, dans l'instrument diplomatique, que le siège serait levé immédiatement * ; mais on eut beaucoup de peine à faire lâcher prise au duc de Lancastre, qui ne voulait pas s'avouer vaincu ^. Il tint bon jusqu'au commencement de juillet 3. sachant bien que la force de résistance de la place s'usait de jour en jour ^. On ne put le faire partir, qu'en lui payant 60.000 écus d'or (( pour ses frais » ^. Cette transaction onéreuse donnait satisfaction à l'amour-propre des défenseurs, qui s'étaient rachetés, mais n'avaient pas capitulé. Le dauphin l'entendait bien ainsi. Après s'être employé, sans aucun doute, à ménager un accommodement nécessaire ^, il déclarait, à la fin de la même année, que la ville de Rennes avait été « sauvée et défendue », grâce à la ténacité et à la vaillance de Bertrand du Guesclin '.

Tandis que se négociait la délivrance de Rennes, des nouvelles alarmantes arrivaient de l'ancien royaume d'Arles, en proie aux pires calamités. Le nom d'Arnaut de Gerv'ole nous est déjà connu. C'est au siège d'Evreux, où il servait sous le « gouvernement » du dauphin, que nous

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