‹ Histoire de Charles VChapitre 26 sur 381 · LE CHATEAI DE VI>CE\>ES I I · texte numérisé non relu

LE CHATEAI DE VI>CE\>ES I I

Une particiilarilc de \ incennes, au temps de l'hilippe de Valois, c'est quon y trouvait, outre la « maison n du Roi, un grand nombre de pavillons ou d'hôtels, attribues soit aux hôtes habituels de la cour de France, soit à certains officiers royaux'. Toutes ces habitations, proches les unes des autres, suggérèrent peut-être à Charles \' l'idée d'une sorte de cité privilégiée, qui, par sa destination, eût été comme la première ébauche du Versailles de Louis Xl\ .

(( Il bâtit, nous dit Christine de Pisan, le chastel du bois de Vincennes, qui moult est notable et bel, et avoit entencion d'y l'aire ville fermée ; et là aroit(auroitj establie en beauls manoirs la demeure de plusieurs seigneurs, chevaliers et aullres ses mieulz améz » -.

Philippe de Valois marqua la joie qu'il éprouvait de la naissance de son petit-fils, par un acte de clémence, conforme à la tradition chrétienne du moyen âge, où le soulagement et la délivrance des prisonniers étaient comptés au nombre des « œuvres de miséricorde ». Le 3i janvier i338, — dix jours après lévénement -^ — le Roi, i' mù de pitié

« Apres ^iIlglcl «pialre ans passez (i30«),

« Et qu'il cstoilja Irespasscz,

« Le Roy Jean, son lils, cest omrage

« Fisl lever jusqu'au tiers estage.

« Dedans trois ans par mort cessa (i36/ii. »

Les Journaux du Trésor de Pliil. de Valois, publiés par M. J. Viard (Collect. des doc. inédits), contiennent quelques allusions, insuClisaniment prf5cises. aux travaux exécutes à Vincennes (n" itj^, 2A9, i530, 8070).

I. Arcli. nat., JJ. 68, fol. 31 \^ (12 nov. i33î>) : « ... pour ce que nous voulons que nostro très chier et féal frerc le duc de Bourgoignc soit lierbergiez en no: hos~ tiens du hois de Vincennes près de nous, quant nous sommes et serons au dit lieu, nous li avons donné... l'oslel avec toutes ses appartenances, ou quel le grant maislre de nostre hoslel a acouslumé estre herbergie:, joingnant des hostieus es quels noslre confesseur el celui de la royne, noslre Ires ckiere coinpaingne, sont harhergie:... >-

Le duc de Bourgogne devra pourtant payer 200 livres parisis, cjui seront con\ertics « en le ediftiement « d'un kolel pour le grand niailre de l'hôtel royal.

La n Conciergerie » do Vincennes servait à logerdes princes. Il est dit plusieurs fois dans des comptes publiés par M. E. Petit {llist. des ducs de Bourgogne, t. Vil. p. 2<jG, 357) et se rapportant aux années i3i3-i3ii, que, tandis que le duc Eudes IV est « ou bois de Vincennes avec le roy », son fils, « M'" Phelippc » ou Philippe-Monseigneur, — celui qui mourut devant Aiguillon des suites d'une chute de cheval, — est « à la Conciergerie ».

3. Le livredes fais et bonnes meurs, Man. fr. lof 53, fol. 69 v" « Item (il bâtit) dehors Paris le chastel du bois de Vincennes. etc.. ses mieulz amez, et à chascun y asseneroit rente à vie selon leurs personnes. Cellui lieu voult le roy qu'il fust franc de toutes servitudes, n'aucune charge pour le temps à venir, ni redevance demander ».

3. C'est un des arguments que l'on peut invoquer pour placer la naissance de

et principalement pour l'honneur et la révérence de Dieu ), reconnaissant la grâce qu'il lui avait « démontrée et faite de la nativité de son très cher fds Charles, fds de Jean de France, duc de Normandie », instituait une commission de quatre membres, chargée d'examiner le cas des différents prisonniers détenus au Chàtelet et d'ordonner l'élargissement de tous ceux qui pourraient, sans blesser la justice et sans danger pour la sûreté du royaume, être rendus à la liberté. Les commissaires étaient trois magistrats du Parlement : le président Pierre de Cugnières, les conseillers Jean du Chatellier et Simon de Bucy, et le prévôt de Paris, Pierre Belagent. Quelques exceptions étaient faites : ainsi les complices de Robert d'Artois et ceux du chevalier gascon, qui venait de livrer, par trahison, aux Anglais la forteresse de Parcoul, située aux confins du Périgord et de la Saintonge, ne pouvaient pas espérer de lettres de gréice. On sait le nom de l'un de ceux qui durent leur liberté à la clémence royale. C'était un malheureux, père de treize enfants, et contre lequel on n'avait pas relevé de charge sérieuse '.

IV. — Christine dePisan, qui connaissait certainement bien des particularités de l'enfance de Charles V, déclare qu'elle n'en rapportera aucune, les premières années d'un prince n'offrant rien, par ellesmêmes, qui soit digne de l'histoire '^. Une pareille réserve se justifierait, dans une certaine mesure, s'il ne s'agissait pas d'un roi qui, par

Charles V en i338, cl non en i337, comme on le faisait généralement sur la foi de Ctiristine de Pisan, évidemment mal renseignée à cet égard.

I . Arcli. nat. , S. Z-i f*. — Lettres de provision pour lescommissaires (3i janvier i33cS) cl lettres de grâce pour Jacquin Loquin (y f'c\ rier m. a.), insérées dans un vidinnis du prévôt de l^aris, du ii juin i33ij. Ces deux documents onl été publiés par Doucld'Arcq, Grâce faite à un prisonnier du CItdtelet à l'occasion de la naissance de Chartes V (9 février id^-] sic), dans B(6^ rfe l'Ecole des Charles, t. XL [187»)], p. iij5-ii)7.

3. Le livre des fais et bonnes meurs, Man. fr. ioi53, fol. i v. a Administracion de nourrelurc et estât lui fut baillié si iiotlablcmcnt, comme droit et noble couslume requiert à telz royaulx enfcns, de la quelle chose grant narracion faire n'est mie nccccssaire, ne à propos singulier ou je vueil tendre, qui n'est fors seulement tratlier de ce qui touchera ses vertus et estât en sages et bonnes meurs, et autres particularitez, lesquelles assez sont sceucs par le commun ordre du noble estai roial de France, ne scroient fors prolixitez non necccssaires. Si me passeray de son enfence assez legieremenl par l'exemple que nous veons es escriptures de tous les plus notables passez neslre escripl de leur jeune aagc lors chose apocriphe et sanz grant foy ; mes mement de l'enfance cl adolescence de Jhesu Crist pou Iraillc l'Euvangille. De laquelle chose, comme il fusl tout saitient pareillement ou cours de sa vie, peut estre que ainsi lui plot estre fait, pour moustrer (pie la perfection du sens humain ne doit estre prise fors en aagc de discrecion ou quel temps homme est appelle vir. Si n'en diray

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son caractère, ses gouls, sa façon d'entendre les devoirs de la royauté, diffère beaucoup des autres souverains de sa race. Pour expliquer la formation intellectuelle et morale de (Charles V. les moindres détails auraient leur prix et l'on se résout avec peine à les ignorer.

Rien non plus ne serait absolument négligeable de ce qui renseignerait sur la manière dont son éducation pliysique fut dirigée, ou même sur les soins donnés à sa première enfance. Résignons-nous à ne pas savoir le nom de la nourrice de Charles V, quand tant de femmes, qui tinrent le même emploi à la cour de France ou dans les plus grandes familles féodales, nous sont connues L En iS'iO, le jeune prince, âgé de huit ans, était confié à la garde de Philippe d'Alerone, dont le mari, écuyer de médiocre fortune, fut heureux d'obtenir de la générosité royale le <( greffe d'Orléans », « sans gages, mais avec les profits et émoluments accoutumés ». La même personne avait la charge du futur duc d'Anjou, Louis, le second fils du duc de Normandie, né en iSSq. Elle avait été sa nourrice, et les termes dans lesquels cette circonstance est rappelée ne permettent pas de croire qu'elle ait allaité également l'aîné des deux frères"-.

La plupart des historiens, n'établissant aucune distinction entre les différentes périodes de la vie de Charles V, ont supposé qu'il fut, de tout temps, débile, valétudinaire, impropre aux exercices du corps 3. Enfant, il aurait porté les signes d'une caducité précoce. « Le jeune roi était né vieux )),a dit Michelet, qui a créé une légende, facilement accep-

autre cliose etc.». Ce qui suit a trait aux premières études de Cliarics V et est, ainsi qu'on le verra plus bas, extrêmement bref et vague.

1. Arch. net., JJ. 68, fol. i3"-ii, n° aS (Bois de Vincennes, mars i338). Don fait par le duc de Normandie, « de la volenté du Roy », de 4o arpents de terre à « Ysabel de la Fleaudiere, jadis noslre norrice de son lait », « par consideracion et recorapen-

sacion du bon et loial service que ay (a) faiz à nostre très chiere dame et mère

et à nous et espérons que elle face encore ou temps avenir... »

Arch. nat., JJ. 70, fol. 70-70 v°, n" i/jS : « ... Sebille de Saint-Julien, famé Gautier de Saint-Julien, chevalier, laquelle nourri nostre treschicre compaigne la Royne... » (févr. 1337),

2. Bibl. nat.,Clairambault, CCXII,n° 99 (3o septembre i3i6): « ... en recompensacion des bons et aggreables services que demoiselle Philippe, femme Jehan d'Alerone, escuier, a faiz en la garde de Charles et de Loys de France, enfans de nostre très chier et amé filz le duc de Normandie, le quel Loys elle a norry et aleté de ses memelles, sans que elle ait eu de nous aucun bien fait .. » Alerone ou Aleroue. La lec-

ure de ce mot n'est pas certaine.

3. C'est ce qu'a noté très justement Aug. Bracliet (Pathologie menlale des rois (le France, Paris, Hachette, 1903, in-8", p. 027 et n. 1, 628).

l/i LES ANNÉES d'enfance

lée et propagée*. En réalité, l'enfance du Roi et sa première jeunesse paraissent avoir été exemptes des maux qui, dans un âge plus mûr, paralysèrent son activité physique. Diverses maladies, dont il y aura lieu de rechercher les dates, et, s'il est possible, de déterminer la nature, altérèrent profondément sa santé; mais elles sont postérieures à sa vingtième année. Il n'est pas douteux, au demeurant, qu'il fût prédisposé, de naissance, à des accidents graves 2. Ses frères, il est vrai, sans échapper aux influences ataviques, accusèrent à un moindre degré les tares héréditaires^. Mais on peut remarquer, sans insister sur des conjectures, toujours délicates et plus incertaines encore, qu'il était le fils d'un père très jeune, affaibli au moins momentanément par une crise récente et grave, qui, pendant plusieurs jours, laissa les médecins sans espoir^. Enfin, on ne saurait tenir trop de compte des épreuves morales auxquelles, durant la captivité de Jean II, son fils aîné fut soumis, et qui auraient suffi pour ébranler une constitution même plus robuste.

N'admettons donc point, sans autres preuves, cfue l'état précaire de sa santé a développé, dès l'enfance, chez Charles V, les goûts studieux, qui font honneur à son caractère et à son règne. Son instruction première ne fut pas négligée, sans doute, mais ne fut pas non plus poussée très loin. Le laconisme de Christine de Pisan, sur un sujet qui devait tenter sa verve érudite, prouve qu'elle n'avait pas grand'chose à dire. Charles, dit-elle, avait assez appris le latin pour le comprendre à la lecture, et quoique plus tard il ait encouragé les traducteurs, il pouvait se passer de leur secours ■'. Il ne faudrait pas prendre ceci trop

I. Histoire de Fronce, t. III, p. 283. <( Le jeune roi était né \icnx II avait de bonne heure beaucoup vu, beaucoup souffert. De sa personne, il était faible et malade ».

■2. A. Brachet, op. cit., p. sSi : « .. goutteux héréditaire, ne\eu de goutteux, fils de rhumatisant, petit-fils de phtisique (par sa mère), arrière-petit-fils d'iiémorrliagique céréljral (le frère de ce dernier apoplectique cérébral). »

3. A. Brachet, op. cit., p. oiS-âaô. Louis, duc d'Anjou; Jean, duc de Berry ; Philippe, duc de Bourgogne.

ti. Gr. C/ir.,V, p. 3Gi-3Ga : « ...en ce mesme an [i335], environ mi-juing ». — Continuatio Chronici Guillelmi de Nangiaco, éd. II. Géraud, II, p. i45-i/|8. — Chron. par. anon. du XIV siècle, p. iG5, n° 2()8. — Cf. Arch. nat., JJ. 70, fol. gg, n° 22O (mars 1337). Autorisation d'acquérir et de tenir des fiefs nobles accordée à « niaistre Gile de Demeville, phisicicn de Jehan nostre lilz », en récompense des soins donnés au duc de Normandie. Pour le diagnostic de la maladie, voy. A. Brachet, op. cit., p. 478-/187.

5. Man. fr. ioi53, fol. /i v° : « La sage administracion du père le fist introduire en

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à la lettre, car, en somme, ce que Charles V lisait le plus couramment, cétait la Bible ou le Bréviaire. Christine note elle-même, dans un autre passage, que pour entendre les théologiens, les Pères de l'Eglise, et en particulier saint Augustin, le Roi faisait usage de traductions '.

Quels furent les maîtres de Charles V ? L'opinion, d'après laquelle Nicole Oresme aurait été le précepteur du fils aîné de Jean II, est depuis longtemps et justement abandonnée -. Sans doute. Oresme a eu une grande intluence sur l'esprit du jeune prince, et plus tard sur celui du roi, mais ce n'a pas été, cène pouvait être, l'influence qu'un maître prend sur son disciple. C'est par son Traité des monnaies •', œuvre personnelle malgré des emprunts nombreuv à des sources roimues, c'est par ses traductions d'Arislote, cpie le futur évêque d(* Lisieux a déterminé et inspiré la politique monétaire et financière de tout le règne '•.

Le futur évêque de Coutances, Sylvestre de la Servelle ■', qui fut de bonne heure son aumônier'', n'a-t-il pas eu quelcpie part à l'éducation de Charles N ? L'usage était de donner aux enfants des rois et des prin-

leUres moult sonfTisammont, cl lanl que compctemmenl enleiidoit son latin, et soufTisammeiit sçavoit les règles do jcranimairc ». ILid., fol (Ig v : « nonobstant que bien enlendist le latin et que ja ne fust besoin^ ([ucon le lui evposasl ».

Voy. sur ce point une note de l'abbc Lobciir, à la suite de l'Histoire de Cliarles V roy de France par Cliri'itine de Pisoii, p. 3()o-3i)2 : Sur le degré de connoissaiire que Cliarles V eut de la langue latine.

1. Man. fr. loi^S, fol. 03 v" « ...et pour ce que peut estro n'avoit le latin, |)0ur la force des termes soubtilz, si en usage comme la lenguc françoise. iist de tlieologie translater plusieurs livres de saint Augustin et autres docteurs, par sages théologiens. . . »

2. Francis Meunier, Essai sur la vie et les ouvrages de Nicole Oresme. Paris, iSSy, in-8°,

3. Traiclié de la première invention des monnaies, édit. Wolowski (Paris, Guillaumin, i8(jA, in S').

h . Emile Bridrcy, Nicole Oresme, Etude d'histoire des doctrines et des faits économiques. Paris, 1906, in-8.

5. Yoy. une notice sur ce personnage dans A. Coville. Les Etats de Normandie au XIV° siècle. Paris, 1894, p. 3iC.

6. Bibl. nat.. Pièces orig., 2O95, doss. âg.Sôi. La Servelle n. 2. Rouen, 3 mai [i355] « Seveslre de la Servelle, aumosnier mons. le dauphin de Viennois». Cf. ibid. n» 4 (Rouen, 12 avril et 21 août i3J5). L'orthographe du nom, conforme à l'étymologie (SilvellaJ dilldi Servelle et non la Cervelle. Joignez-y : British Muséum^ Additional Charters, 10GG7. >jandcment des trésoriers du roi à Paris au vicomte du château

l6 LES AȃES d'enfance

ces, pour premiers maîtres, — pour « maîtres d'école », — des ecclésiastiques, déjà chargés d'un autre service, comme aumôniers, chapelains ou confesseurs '. Sylvestre de la Servelle est évidemment le « M' Sevestre », qui, en i353, u aidait » le dauphin à u dire ses heures » -. Ces derniers mots sont bien vagues, mais l'empereur Charles IV emploie presque les mêmes termes, pour nous apprendre comment il a eu quelques notions de la langue latine ; c? fut en hsant l'office de la Vierge sous la direction d'un chapelain •'. J'indique le rapprochement, sans prétendre que Sylvestre de la Servelle ait joué le rôle jadis attribué à Nicole Oresme.

Bien qu'aucune preuve directe ne confirme ce sentiment, j'inclinerais à croire que Charles V a eu pour gouverneur Robert de ^^avrin, sire de Saint-Venant, qui avait tenu le même emploi auprès du jeune comte de Flandre, Louis de Maie ''. A vrai dire, Saint-Venant ne prend ce titre dans aucune pièce actuellement connue; mais il approche de très près la personne du prince et il est visible qu'il remplit auprès

de Vire pour le paiement des gages de « Sevestre de la Servelle, aumosnier mons. le dauphin de Viennois » (20 mai i355).

1. En i^oi, « Nicholas Garbet, bachelier en théologie, secrétaire de Monseigneur le duc d'Ûrliens « (Louis d'Orléans, le frère de Charles VI) était « maistre d'escolle de Charles Monseigneur, conte d'Angoulenie, aisné filz de mondit seigneur et de messeigneurs ses autres enfans. . » Il touchait une pension annuelle de 100 livres tournois. 11 est dit ailleurs (2 fev. i/|o5) « maistre en ars, bachelcr en théologie ». Après l'assassinat de son mari, Valentine de Milan le confirma dans son emploi, par des lettres du i" juin i4oS, où il est qualifié << confesseur et maistre d'escole de nostre dit ainsné Jih... «(Bibl. nat., P.O., 1277, d. 287f;o, Garbet, n° 2. ?>, '1, G, 7; aâ mai 1^04 — 2 '4 aoùl i4io).

2. Arch. nat., KK. 8, fol. lOy (3' compte d'Etienne de la Fontaine, argentier de Jean 11). Composition de l'Hôtel du dauphin (i353) « .Maistre Sevestre qui lui aide à dire ses heures ». Le même compte mentionne : « Messire Jehan Hemon, son chapellain (du dauphin) ». — « Messire Pierre Petit, son aumosnier ».

.^. Voy. ci-dessus, p. 1, n. .ô. « Dilexitque me prefatus rex valde et precepit capellano mco ut me aliquanlulum in litlcris crudiret. . El ev hoc didici légère horas boale Marie Virginis gloriose, et eas aiiquantulum inlelligens, coltidie temporibus mee puericie libencius Icgi, quia preceptum erat cuslodibus meis, régis e\ parte, ut me ad hoc instigarcnt. .. »

4. Filsaînéde Robert de Wavrin, seigneur de Saiiit-Xcnanl, sénéchal de Flandre, tué à Crécy, et de Marie de Roye. Voy. une notice sur lui dans Kervyn de Lettenhove, Chron. de Froissart, t. 23, v° Saint- Venant. <> Le sire de Saint-Nenant avait été le gouverneur du jeune comte de Flandre, Louis de Maie. Telle étatisa réputation de sagesse et de prudence que le roi Jean, prêt à engager la bataille de Poitiers, lui confia le soin de diriger et de garder sou lils, (|ui depuis fut Charles \ . »

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