Gr. Chr., VI
3 Lettre d'Et. Marcel à la municipalité et aux habitants d'Vrras (Paris, i4 janvier 1357). Communication de M. Guesnon au Congrès des Sociétés savantes, en 1897 [Bulletin histor. et philol. du Comité des travaux histor. et scientif., année 1897. — Texte réimprimé dans les Mémoires de la Société de l'hist. de Paris, XXIV (1897), p. 59-60).
li. Gr. Chr., VI, 71 : ce ... à Villepereur, à Trapes et ou pays d'environ... » Villeperevir = Villepreux ; Seine-et-Oise, arr' de Versailles, c°° de Marly-le-Roi. — Trappes : Seine-et-Oise, arr' et c°° de Versailles.
5. Ibid., p. 72 : « ... et disoit l'en que ilz avoient fait ensemble grans aliances ».
G. Ibid. 11 « estoit principal conseillier du dit duc».
7. Arch. nat., JJ. 90, fol. 9, n» 17 (janvier i359). — Publ. par Secousse, Recueil, p. i3o.
8. Gr. Chr., ibid. : « ... dont moult de genz estoient esbahis et disoit l'en que il estoit la bezague qui fiert des deux bouz ».
t.ES PREMIÈRES COMPAGNIES 335
pliin. Les capitaines des châteaux de Breteuil, du Pont-Ar.demer, de Pacy, refusaient de les rendre aux Navarrais sans un mandement exprès du roi de France. Cliarles le Mauvais s'irritait de ces résistances, parlant de « pourchasser » lui-même (( son droit », si les engagements pris envers lui élaienl violés*. L'année i357 Unissait donc mal, et la guerre navarraise, à peine assoupie, menaçait de se rallumer avec plus de violence ([ue jamais -.
La trêve de Bordeaux avait déchaîné sur la France un fléau, plus terrible que la guerre elle-même. Partout, sous le nom de « compagnies », surgissaient des bandes de brigands, de nalionalilés mêlées, — Anglais, Espagnols ou Français, — qui, n'ayant plus à compter sur une solde régulière, ne vi\aicnl que de pillageet opéraient pour leur propre compte. Au mois de décenijjre, quehpics-unes de ces compagnies, venues de Bretagne et de Normandie, s'avancèrent jusqu'à quatre ou cinq lieues de Paris -^ Leur place forte et leur j)remière conquête était Epernon, à la lisière de la forêt de Rambouillet, au cœur d'une région fertile et riche, d'où ils rançonnaient à leur choix le Drouais, le pays Charlrain ou I Ilede-France. Les Parisiens entreprirent de dégager les abords de la capitale, mais avecdes forces évidemment insuffisantes, car leurs efforts ne donnèrent pas de résultats. Le (( Chevalier du guet » avait été chargé de l'opération, qui ne dut pas manquer par sa faute '*. C'était, en effet, un chevalier de grand renom qui, depuis peu, tenait cet emploi, Pierre de Villiers, le protecteur et l'ami de Bertrand du Guesclin, qu'il avait fait nommer à sa place capitaine de Pontorson ^. Pierre de \ illiers ne tenta et ne pouvait rien tenter de sérieux, avec les ressources dont il