Ibid., p
.'(. Un peu comme s'il se fût agi d'une opération de police.
5. La date des lettres de provision, par lesquelles du Guesclin fut institué capitaine de Pontorson, n'est pas connue (S. Luce, Hist. de B. du Guesclin, 2^8), mais on peut la serrer de plus près que ne l'a fait l'historien du grand capitaine Le 6 déc. 1357, Bertrand n'est encore appelé, dans des lettres du dauphin, déjà citées, que « sire de Broon » (British Muséum, Add. Charters, n° 18). Un mandement, du même prince, en date du i3 décembre suivant, le qualifie déjà : « Capitaine gênerai des chasteaulx, villes, chastellenie et ressort de Pontourson, du Mont Saint-Michiel, et des manoirs de Montagu et de Sacé » (S. Luce, op. cit.. Pièces justif.,n° ix, p. 622- D23). S Luce a souligné avec raison l'importance de ce fait. C'est la première fois queB. du Guesclin occupe en France un poste officiel et un poste qui, en raison de la proximité de la marche de Bretagne, ne pouvait être confié qu'à un capitaine éprouvé.
disposait, contre un ennemi nombreux et aguerri *. La panique, (( l'effroi », comme on le disait alors, gagnait de plus en plus les habitants des campagnes, qui venaient, avec leurs biens », chercher un refuge dans Paris -.
Ledauphin, se sentant impuissant contre les brigands, fît une « grande semonce de gens d'armes » et fixa au vingtième jour après Noël la date de leur réunion ^. Mais les Parisiens virent cette mesure de mauvais œil Ils craignirent qu'elle ne fût dirigée contre eux-mêmes beaucoup plus que contre les ennemis du dehors '•. La date assignée aux gens d'armes n'était-elle pas, précisément, celle où devaient s'assembler les trois Etats? A plusieurs reprises, des représentations furent faites au dauphin, qui toujours expliquait sa « semonce » par la nécessité d'opposer une résistance efficace aux progrès des compagnies. Cesassuranres n'endormaient pas la méfiance des habitants de Paris. Ils firent