‹ Histoire de Charles VChapitre 309 sur 381 · I.E RKGKM 1»! 1U)\AUME · texte numérisé non relu

I.E RKGKM 1»! 1U)\AUME

loir, le jeu du daupliin cl agi contre l'inlcrrt du roi de Navarre ? Qui paraissait plus désigné que Charles le Mauvais pour prendre le gouvernement du royaume ? • Quand, au mois de mai de celte même année i3j(S, il fut acclauK; comme capitaine do Paris, on songea aussi à faire de lui un « capitaine universel » pour tout le royaume -. L'idée fut abandonnée ; elle aurait été plus facilement réalisable, s'il n'y avait eu déjà un régent du royaume.

En sequalilianl ainsi, à rinsligalion des Etats ou de son Conseil, le dauphin n'avait subi aucune pression, car il continua de porter son nouveau titre, et après sa sortie de Paris, et après l'écrasement définitif de la révolution parisienne. Son autorité morale, ses moyens d'action en furent accrus, sans (jue Jean II y ait vu une usurpation de ses droits.

Le régent eut pour chancelier de France, Jean de Dormans, son chancelier de Normandie» •', et il entendait bien n'en point tolérer d'autre. Le successeur de l'ierrc delà Forêt, Cilles Aycelin de Montaigu, était à Paris depuis les derniers jours de janvier. Avant de venir en France, il avait laissé les sceaux en \nglcterre, « i)ar l'ordonnance du Roi et de son Conseil *. 11 ne tarda pas à s'apercevoir ((u'il y avait quelque chose tle (Miangé dans la chancellerie, ipic le sceau du Chàtelet, dont on usait « en l'absence du grand », avait l'ait son temps. Luimême était déi^ormais de trop ; il crut donc prudent et plus conforme

plus n'en n'y cscrisist («orr. : n'en y cscrisist). Et fu baillié le lillro du dit duc Ici comme dessus en cedulcs ans noiaires cl ans escrivains du palais ; et fu le nom du roy tout eslaint. Et ne scela l'en plus du scel de Cliastelct. mais du scel du dit duc en cire jaune. Et porloit le scel maistrc Jehan de Dormans, quicstoit chancelier du dit regcnl. Et furent mis nu conseil du dit re<jent, le prevost des marchans, maistre Robert de dorbie, Charles Toussnc et Jehan de l'Isle, maistres cl princii)auls après le dit evesque de Lnon qui tout ijouvernoit ».

Le rapprochement est signilicalil". C'est au moment où le parti populaire, — le parti du roi de Navarre, si l'on \eul. — remportait ime dernière victoirequi mettait le Grand (Conseil à sa discrétion, que h; duc de Normandie a échanfré son titre de lieutenant du Roi contre celui de régent.

1. Arch. nat , JJ. 90, fol, 112, n° 20G (sept. i358). Rémission pour Jean le Munier, demeurant à w Villelte delez MuUent ». « Apres que le Roy de Navarre, à qui la ville de Villette esloit, se feust rcnduz ennemis et rebelle de nostrc dit seigneur et de nous », J. le Munier aurait dit et « juré» « que il amoit miex le roy de Navarre que nous et que le dit roy de Navarre nous tendroit de guerre et pourrait mieux garder les subgicz de nostre dit seigneur et de nous que nous ne ferions ».

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