Gr. Chr., VI, io2-io
2. Gr. Clir., VI, io3 : « ... et y coucha une nuit et le prist en sa main, et establi à le garder de par li le dit Taupin, et li fist faire un sairenient nouvel ». Il semble que Taupin ait été récompensé de sa soumission, car, dans la quittance déjà citée, il ne se qualifie pas seulement capitaine du château de Montereau, mais aussi : « maistre de l'ostel le régent le royaume de France etc. » (Bibl. nat., Clairambault, LXWVI, n» I. 33-23 mai i358).
3. Ibid. : « ... et là., il a\oit envoie de Provins le conte de Joigny, et environ LX hommes d'armes de sa compaignie, pour ce que l'en li avoit dit que ceuls de Paris avoient entencion de prendre et garnir de par euls le marchié de Meaux. Et y estoit entré le dit conte deux jours devant (avant l'arrivée du régent ou du contingent parisien?). Dont le maire et aucuns de la dite ville furent forment courrouciez, et en parla le dit maire moult hautement au dit conte de Joigny, qui s'estoit mis ou dit marchié et le tenoit. Et li dist le dit maire que, se il cuidast qu'il vousist avoir pris le dit marciiié, que il ne feust point entré en la dite ville de Meaulx ».
/i. Ibid. : u Et se parti du dit chastel (de Montereau) et s'en ala à Meaulx, là où demouroit madame la duchesse sa femme... ».
Gr. Chr., \l, ii/i : « ... ou quel (marchié) estoit la duchesse de Normandie et sa fille, et la suer du dit régent, appellée madame Ysabel de France, qui puis fu femme du fils du sire de Milan et fu contesse de Vertus etc. ».
JEAN DE LYON ET l' ARTILLERIE DL LOI VUE 385
En arrivant à Meaux, où le comte de Joigny l'avait précéd*; de deux jours, le dauphin fut instruit de l'attitude du maire et le frappa d'une amende, dont le montant devait être Cwé ultérieurement *.
Les Parisiens considérèrent la double occupation de Montereau et de Meaux comme une véritable (b'claratitni de guerre. L'a|)provisionnemenl de Paris se laisait surtout par la Seine, la Marne et l'Yonne ; c'étaient les trois grandes voies commerciales, et il était loisible au régent de les ouvrir ou de les fermer à son gré. Eventualité redoutable pour la puissante association des h marchands de l'eau », non moins menaçante pour la masse de la population, à qui ce blocus à longue distance présageait des maux, exagérés encore par des imaginations surexcitées. L'émoi fut à son comble, lorsque Jean de Lyon, sergent d'armes du Hoi,et u maître de son artillerie », voulut faire transporter, dans les forteresses suspectes, des armesetdes munitions, tirées de l'arsenal du Louvre. Etienne Marcel s'opposa, d'autorité, au départ de celte artillerie, qui fut déposée dans « la maison de la ville - ».