‹ Histoire de Charles VChapitre 319 sur 381 · Or. Chr., VI, io · texte numérisé non relu

Or. Chr., VI, io

2. Gr.Chr.,\l, lo^» : «El li aporta l'on (au rcfrenl). ccluy jour ( iS avril) nouvelles (pie celui jour couls de Paris avoicnt pris ■rrant quantité d'artillerie que l'en avoit pris au Louvre et chargiée, pour l'en mener en certains lieu v où ledit régent avoit ordené (jue fust menée; et l'avoienl ceulz de i'aris faite porter en la maison delà ville, en Grève ».

La décharge donnée par Etienne Marcel à Jean de Lyon est un document fort curieux, bien qu'il ne faille pas y voir, comme Perrons {op. cit., 210) des « lettres patentes •>, où le prévôt aurait résumé brièvement toute l'alTaire. Elle donne le détail de l'artillerie saisie, et indique les motifs pour lesquels Marcel a pris cette grave détermination : h . . pour hoster et eschover très grans esclandes et inconveniens qui estoient sur le point d'avenir en la dicte ville... Tous les quelles choses Jehan de Lyons, sergent d'armes du Roy nostre sire, avoit fait charger pour mener à Meaulx, dont le peuple murmuroit très grandement, et pour eschever greigneur péris, les avons fait mettre en la maison do la ville... » (Bibl. nat., Clairambault, LXIX, n° 2ii). Cette pièce a été publiée, par Le Roux de Lincy (Hist. de l'Hôtel-de ville de Paris, p. i'i!\, n. 1), mais avec quelques incorrections.

Le nom de Jean de Lyon a été divorscment écrit. La graphie que j'adopte est justifiée par des pièces du Cabinet des titres (Bibl. nat., P. O. 1781, d. 'ii.i84, n" 2 et 3; 28 juillet et 37 sept. i34i), et par la traduction latine de ce nom, probablement faite à bon escient, dans des lettres de l'année i35G, qui sont au Trésor des Chartes : Johannes de Lugduno (Arch. nat., JJ. 84, fol. 801"% n» 690). On trouve sous le règne de Charles VI un Milet de Lyon, peut-être son fils, comme lui « sergent d'armes du Roy nostre sire et gênerai maistre de ces (ses) artilleries » (P. O., même dossier, n" 4 et 5 ; 4 oct. i38o, 8 nov. iSgS).

Dans les lettres de rémission pour la ville de Paris (10 août i358. — Ordonn., IV, 346-348), le régent énumère, parmi les griefs pardonnes, celui « de prendre et occuper de fait nostre chastel du Louvre; et aussy de arrester et prendre nostre artillerye, que nous faisions amener par la rivière de Seine en certains lieux, et d'icelle oster de la puissance de nos gens qui l'amenoient, et l'applicquer par devers eulx...».

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