Contiii. Chron. Guillelini de Nangiaco, II, 328-32g
/J. Flammermont a relevé l'erreur de S. Luce {op. cit., p. 126).
5. D'après Flammermont (ibid., p. 129), le dauphin fut obligé, à Gompiègne, de rééditer une disposition de l'ordonnance du 3 mars i357 (art. 67), permettant aux paysans de se réunir, de sonner le tocsin pour leur défense. Il y a là une méprise. Les assemblées de paysans que prévoit l'ordonnance de Gompiègne ont un tout autre objet.
L* AFFAIRE DE ^ïAÏNT-LEU-d'eSSEKENS /4O I
Convienlil d'attacher {)lus (riiiiportancc à un fait signalé par une ou deux chroni(|ues, et jusqu'ici laissé dans l'ombre) Le régent voulant réduire les Parisiens par la famine, fit exercer une étroite surveil lance sur le transport des denrées et marchandises à destination de Paris. On sait comment il la rendit efficace, en saisissant et en armant les châteaux, (jui commandaient les principales voies de conmiuriication. Mais il fallait ra\itailler ces forteresses, et pour se procurer des approvisionnements, les capitaines auraient fait revivre le droit de prise, l'un des plus odieux à la population rurale et maintes fois aboli dans les termes les plus solennels. On peut, si une cause toute fortuite paraît inadmissible, ex|)liquer, par les abus du droit de prise, la rixe d'où sortit la Jacquerie '.
V. — Le lundi :iS mai i3j8-, une troupe assez nombreuse d'hommes d'armes se trouvait à Saint-Leu-d Esserens, où le motif de sa j)résence n'est pas connu 3. La localité ne renfermait pas de château; aucune famille noble n'y était établie à demeure; on n'y voyait d'autre maison-forte que le prieuré bénédictin, de l'ordre de Cluny, dont dépendait la belle église, ([ui subsiste encore aujourd'hui '♦. C'est donc à une de ces bandes, qui couraient la campagne |)our faire des récpiisi-