Ibid
i. Ibid. « Beaux seigneurs, ce royaume est moult malade, et y est la maladie moult enracinée ; et pour ce ne puet-ilpasestre si tost gueriz. Si ne vous vueiliezpas mouvoir contre moy se je n'apaise si tostlesbesoingnes, caril yfaiilltrait et labour».
5. Gr. Chron., VI, 117 (entre le i5 et le aS juin) : « ... et tous jours li venoient (au régent) gentilzhommcs de touz paiz ». — Froissart, V. 106 : « Assés tost apriés ceste avenue (la Jacquerie), 11 dus de Normendie assembla tous lesnobleset gentilz hommes qu'il peut avoir, tant dou royaume que de l'empire, parmi les saadces paians... »
Chr. des quatre premiers Valois, 80 : « Charles... pour porter guerre aux bourgois de Paris, assembla tant de gens comme il poult finer tant par prières que par soldées... „
gés SOUS ses ordres — les Bourguignons notamment ~ l'abandonnèrent, en ne cachant pas le motif de leur retraite. Ils ne voulaient point servir « contre le régent, ni contre les gentilshommes * ». Bon nombre d'entre eux vinrent sans doute grossir l'armée du dauphin.
Malgré ces défections, le roi de Navarre avait encore des forces suffisantes pour tenir la campagne. Il quitta Paris vers le 22 juin -, remontant au nord, avec l'intention évidente d'occuper les places fortes de l'Oise 3. Ces places assuraient, en effet, les communications de Paris avec la Picardie et l'approvisionnement de la ville, qui ne pouvait plus se faire librement par la Seine et la Marne. Il échoua devant Senlis. Les habitants, dont il se croyait sûr, refusèrent de lui ouvrir leurs portes. Suffisamment protégés contre les nobles qui couraient le plat pays, ils ne voulurent pas se donner des maîtres, en recevant une garnison navarraise, et l'influence de quelques conseillers bien avisés réussit à les maintenir dans le devoir '*. On ne sait rien de plus d'une expédition, que ce premier insuccès fit sans doute abandonner au bout de peu de jours ».
Dans le même temps, le régent, dont l'armée manœuvrait pour se rapprocher de Paris, vint loger à Chelles, le a3 juin *'. Il est possible qu'à cette date il conservât encore quelque espoir d'un arrangement pacifique avec les Parisiens, ou simplement qu il n'ait pas
1. Gr. Chron., VI, 118 : (( Et 11 jours ouiii devant (avant le 22 juin), pluseurs des gentilshommes quiavoient esté avecques le dit roy de Navarre une partie de la saison, et encore estoient, especialmcnt ceuls du pays de Bourgoignc, prislrent congié du dit roy, quant ilz virent que il ot accepté la capitainerie de cculs de Paris, en disant que ilz ne seroient point contre le dit régent ne contre les genlilz hommes, et s'en partirent et s'en alerent en leur pays ».
2. Ibid. « Et le dit roy et sa compaignie alerent vers Senliz ».
3. J. Flammermont, La Jacquerie en Beauvaisis, p. 1/12, et n. 6.
h. Arch. nat., JJ. 86, fol. 162'% n» /iOo (5 octobre i358). Lettres du régent en faveur de Jean Maquille, avocat, demeurant à Sentis, pour le récompenser des services qu'il a rendus, lorsque Charles roi de Navarre vint devant Sentis, « naguaires, à grant host et compaignie de genz d'armes et de pié devant ladite ville, pour icelle assaillir. » Impr. par Secousse, Recueil, p. 99-100. — J. Flammermont me paraît exagérer quoique peu, en disant que « les gens de Senlis refusèrent de le recevoir (le roi) et repoussèrent vaillamment l'assaut qu'il fit donner à la ville ».
5. Secousse a essayé d'expliquer ces événements, mais il l'a fait d'une manière embrouillée et peu exacte, quoiqu'il connût les sources originales utilisées par Flammermont (Mémoires, p. 268 et sniv.).
6. Gr. Clir., Yl, 119. — Arch. nat., JJ. 80, fol. 48"°, n" 189 et i4o : « ... en nostre est de Chielle... » (juin i358). — « ... in cxercitu nostro do Kala... » (juin i358).