En i4i
2. Gr. Chron , VI, 187 : « ... et jà avoient esté pluseurs maisons de Paris signées à divers seingz... » — Lettre au comte de Savoie : « Et des avant avoient pour ce faire, signées les maisons de nuit. »
Froissart, V, ii5 : « Et ne dévoient li dit coureur déporter liomme ne femme, de quel conversation qu'il fuissent, mes tout mettre à lespée, où uns signes, que li ennemi dévoient cognoistre, ne seroit trouvés as huis ou as fencstres de chiaus de Paris. » — Man. d'Amiens, p. 33/i : « .. excepté chiaux et celles qui demouroient es hostelx et es maisons où ungs signes de croie, telz qu'il devisèrent, devoit estre fais et escrips ». — 11 est vraisemblable qu'on lit le contraire de ce que suppose Froissart : les maisons marquées étaient celles qu'il ne fallait pas épargner.
Contin. de Ric'ard Lescot, 182 : « ... jam contradicencium sibi ostia domorum signari fecerant ut sic in ingressu suo cogniti variis suppliciis interirent. ».
Le même fait est rapporte par Jean de Venette, loc. cit. « ... ut. . dum non cogitarent de hoc homincs, ipse rex Navarrœ cum suis omnibus viUam Parisiensem citius subintraret, et homines sibi contrarios taies et taies, quorum ostia signata reperiret, trucidaret etc. ».
3. Lettre au comte de Savoie : « Et desjà avoit esté ordené par le dit prevost et autres traîtres que nulles portes ne seroient fermées celle nuit, ne nulles chaînes tendues... ».
Chronogr., Il, 278 : «Tune prepositus mercatorum mandavit régi Navarre quod... veniret Parisius de nocte et quod portas sibi patentes inveniret ».
Le continuateur de R. Lescot ajoute ce détail : « Utque receptionem vultus boni cum daijsilitate regia prevenirent, jam cibaria preparaverant delicata... »
!t. Contin. de Richard Lescot, i3i-i32.
pour y atlendie les événements. L'attente se prolongeant, sans que rien présageât une solution favorable, il se rendit à Meaux, où tout lui rappelait la lutte atroce qui s'y était livrée six semaines auparavant ^ C'est alors qu'il aurait conçu le projet de céder à la fortune et de se retirer, au moins pour un temps, en Daupliiné. Déjà des ordres avaient été donnés pour le départ; les voitures du convoi étaient prêtes et devaient partir les premières dans la nuit du 3o au 3i juillet -. Mais avant d'en venir à celte extrémité, Charles avait fait un vœu solennel à Dieu, à la Vierge et à Saint-Denis, pour le cas où ses affaires prendraient un meilleur tour^. Or, c'est précisément ce qui arriva, contre toute espérance, dès le lendemain. Si donc les détails rapportés par le continuateur de Richard Lescot sont exacts on comprend que les chroniqueurs et le dauphin lui-même aient vu dans le dénouement de la révolution parisienne une intervention providentielle '■".
111. Le mardi, 3i juillet', dans la matinée, Etienne Marcel et plusieurs de ses complices, tous armés, se rendirent à la bastille Saint-
1. Au moment où se dénouait la révolution parisienne, le régent était, non point à Charenton, comme l'écrit Froissart (V, n8), mais à Meaux, d'où est daté un acte du 29 juillet (Bibl. nat., Fr. 25.701,0° i/ii). — Lettre au comte de Savoie :«... nous nous partismes du dit siège et venismes à Meaulx... » — a ... nousestanslouz jours à Meauls Caprès la mort de Marcel)...» Joignez-y les textes visés par S. Luce, Froissart, V, XXXIV, n. I.
2. Cont. de Richard Lescot, loc. cit. « Sub eadem tempestate, dominus dux regens regnum, videns famosiorem regni civitatem contra se velud in liostem publicum rebellasse, hostes regni contra se in sui auxilium evocasse, invasoremque regni super se statuisse, velud rébus desperatis, se tanquain exulein proscriptum transferre in Delpliinatiim decrevit. At tamen eo talia cogitante et hac nocte qaa véhicula onerala preire preceperat etc. »
3. Ibid. « ... causam suam Deo, béate Virgini Marie etbeato Dyonisio devotissime commendavit, quibus cum speciali voto se devotissime abstrinxisset, die sequenti, civitas ad obedientiam ejus venit pcr modum qui sequitur. »
4. Gr. Chr., VI, i3i : « Toutesvoies Dieux, qui tout \o\l, qui vouloit la dicte ville sauver, ordena en la manière qui s'ensuit... »
Froissart, Chron., V, iiô : « Celle propre nuit que ce devoit avenir, cspira et esvilla Diex aucuns bourgois de Paris etc ». — «Et furent cil par inspiration divine, ensi le doit-on supposer, enfourmé que Paris devoit estre courue et destruite. » — Man. d'Amiens, ibid., p. 387. — Cf. la lettre au comte de Savoie : « Mais le bon peuple et commun de Paris, qui ce jour dont ceste traison devoit estrc faictc par nuit, se apparçut de ce par la grâce de Dieu, qui ne voult souffrir que telle horreur fust perpétrée, se assembla etc. »
5. On a beaucoup écrit sur cette journée, ^'oici les principaux travaux qu'il convient de citer, et dont j'indique en peu de mots les conclusions générales, pour alléger d'autant les pages qui vont suivre :
LE 3i JUILLET i358 lt!\g
Denis, construite en avant de la porte du même nom, et qui commandait, non seulement l'une des principales artères de Paris, mais aussi la dépression par où passait la route des Flandres *, Le premier relais de
Dacier, Question historique. A qui doit-on attribuer la gloire de la révolution qui sauva Paris pendant la prison du roi Jean ? Mémoire lu le 28 avril 1778 ; impr. dans Mémoires de l'Acad. des inscript, et belles lettres, t. XLIII, 178O, p. 503-577. - La thèse de Dacier est que tout l'honneur de la journée revient à deux chevaliers: Pépin des Essars et Jean de Charny, et non aux deux frères Jean et Simon Mailiart.
Léon Lacahane. Mémoire sur la mort d'Etienne Marcel, l'i.'iS /Bibl. de l'Kc.des Cliartes, I, 18^0, p. 7tj-y8). Réfutation de la thèse de Dacier. Sans nier la participation des deux chevaliers à la révolution du 3i juillet, il fait ressortir le rôle prépondérant de Mailiart dans les é\énements. 11 considère ce dernier comme un partisan secret du régent et, à l'exemple de Secousse, voit dans la confiscation, prononcée contre lui en juillet i358, une feinte destinée à donner le change aux complices de Marcel.
S. Luce, Du rôle politique de Jean Mailiart en 13.'j8 (Bibl. del'Ecole des Chartes, XVIII, 1857, p. Itiô-lti6). Adopte le système de Lacabane, sauf en ce qui louche les sentiments secrets prêtés à Mailiart. Celui-ci serait resté fidèle au prévôt jusqu'au jour où, devant l'évidence de sa trahison, il se serait tourné contre lui. La confiscation du mois de juillet i358 a donc été réelle.
Jules Tessier, La mort d'Etienne Marcel. Paris, Paul Dupont, 188C, in-8*, io p. Extrait de la Revue de l'Enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur. C'est le contre-pied de l'opinion traditionnelle. Il n'y a pas eu une conspiration de Marcel pour livrer Paris au roi de Navarre, mais une conspiration des partisans du régent pour assassiner Marcel. Le principal événement de la journée n'a pas eu lieu à minuit, suivant un récit dramatique de Froissart, mais en plein jour. — Voy. un important article de M. Noël Valois, qui contient une réfutation très serrée et le plus souvent concluante de ce nouveau système (Bibl. de l'Ecole des Chartes, XLVII, 1886, p. 67^-082. Compte-rendu du mémoire de Jules Tessier). — J. Tessier a répondu à M. Valois dans la même revue où avait paru son mémoire : La Question d'Et. .Marcel, Paris, 1887, 3o p. Extrait de la Revue de l' Enseignement secondaire et supérieur. — M. Valois a répliqué brièvement (Même recueil, 1887, p. /iao-^sg). — Toute cette controverse a été résumée très clairement, et les résultats acquis ont été dégagés, d'une façon souvent très personnelle, par M. Henri Gaillard, dans deux articles du Bulletin critique (ib avril et i5 septembre 1887).
Il y a lieu, bien entendu, de tenir compte de la partie du livre de Perrens, consacréeà la mort d'Et. Marcel (Etienne Marcel et le gouvernement de labourgeoisie auXIV's.), 2' édit., Paris, 187^, in-V p. 393308), et plus encore du travail critique dont la première édition a été l'objet de la part de S. Luce {Bibl. de l'Ec. des Chartes, t. XXI, 1860, p. 241-282).
I. Gr. Chron., VI, i32 : « Le mardy derrain jour du dit mois de juillet, le dit prevost et pluseurs autres avecques luy, tous armez, alerent avant disner à la bastide de Saint-Denys )), J'ai cité, comme toujours, d'aprèsle man. fr. 28i3, fol. 4i8. L'édition de P. Paris porte en effet : a Le mardi darrenier jour du moys de juillet, le prevost des marchans et pluseurs autres avec luy, tous armés, alerent disner 'a. la bastide Saint-Denis. » La mauvaise leçon alerent disner a inspiré à Perrens des conjectures tout à fait erronées : « Sur le soir, Etienne Marcel se rendit à la bastille Saint- Denis... Il y menait dîner dans la compagnie de cinquante ou soixante de ses amis.
45o FIN DE LA UÉVOLUTION PARISIENNE
cette route était à Saint-Denis, devenu depuis peu le quartier général du roi de Navarre.
L'enceinte fortifiée de Paris était partagée, au point de vue défensif, en quatre grandes divisions, — on dirait aujourd'hui des secteurs, — placées chacune sous les ordres d'un capitaine ou plus simplement peut-être d'un quartenier. La garde du secteur, où s'ouvrait la porte Saint-Denis et qui s'étendait probablement jusqu'à la porte Saint - Antoine, avait été confiée à un bourgeois de Paris, Jean Maillart, longtemps partisan et ami de Marcel ^ On a supposé une entente secrète entre Maillart et le régent, et, comme la preuve existe que ses biens furent confisqués en juillet i358, pendant le blocus de Paris par l'armée du dauphin, et donnés au comte de Porcien, celte
tous en armes. Le repas n'était visiblement ([u'iin prétexte afin de ne pas éveiller les soupçons. » (Et. Marcel, 3oi).
Jules Tessier avait déjà corrigé, et avec raison, le texte de P. Paris d'après leman. fr. 2818 (op. cit., p. 8 et n. i), en rappelant que par diner il faut entendre le repas du matin (10 heures, et même un peu plus tôt), et non point le repas du soir. Nos habitudes modernes et le récit traditionnel de Froissart, qui fait mourir Etienne Marcel à minuit avaient trompé les historiens, qui rapportaient à la soirée tous les événements de cette journée du 3i juillet. — Noy. Gustav Bilfinger, Die Mittelalteiiichen Horen, Essensceit im Miltelalter, p. go-io5.
La bastide ou bastille de Saint-Denis était un ouvrage de fortification construit en avant de la nouvelle porte Saint-Denis, car il y avait déjà une porte, du même nom, qui faisait partie de l'enceinte de Philippe-Auguste. La grande artère de Paris dans le sens du méridien était constituée par les deux rues Saint-Denis et Saint-Jacques," qui traversaient toute la ville, du nord au sud.
I. Gr. Chron., VL 182 : « ... un bourgois appelle Jehan Maillart, qui estoit garde de l'un des quartiers de la dicte ville de la partie de vers la dicte bastide... »
Chronogr., 279 :(( Erat autem in civitate quidam burgensis nomine Johannes Maillardi qui, consensu communie, custos erat quarte partis civitatis, in qua erant un capitanei... » Cf. Chron. normande, p. 184.
Froissart, V, ii5: « ... aucuns bourgois de Paris qui cstoient de l'acort et avoient toutdis esté dou duch de Normendie, desquelz Jehans Maillars et Symons ses frères se faisoient chief... »
Ms. d'Amiens, ibid., p. 83i : « ... aucuns bourgois de Paris qui estoient de l'acord dou ducq... desquelz ung bourgois de Paris, ([ui s'appelloit Jehans Maillars estoit chiés ». Un seul manuscrit {ibid., p. 338) donne à entendre que Maillart avait d'abord été un partisan de Marcel : « Là estoit (lors du retour du régent à Paris) Jehan Maillart delez lui, qui grandement estoit en sa grâce et en son amour ; et, au voir dire, il l'avoit bien acquis, si comme vous avez oy cy-dessus recorder, combien que par avant il feust de l'aliance au prevost des marchans, si comme l'en disoit. » Cf. ibid., p. iiO : « ... car Jehans Maillars le fcri d'une hace en le tieste et l'abati à "terre, quoique ce fust ses compères... »
Jean Maillart était drapier comme Marcel (Bibl. nat., Fr. aoCSii, fol. 211. Compte aujourd'hui perdu d'Et. de la Fontaine, du 28 août i35oau i" janv. i35i).
LE Si .ILILI.KT l358 /jÔl
mesure a été considérée comme une feinte, destinée à détourner de lui les soupçons '. L'hypothèse est gratuite, et de phis inutile -. La vérité est probablement (jne Maillart. comme beati(on|) d'autres, s'était peu à peu détaché de Marcel, sans ([u'il soit nécessaire de rechercher d'autres motifs de ce revirement que la clairvoyance et l'intérêt. Un changement d'attitude, trop peu dissimulé, l'avait rendu suspect au prévôt, qui jugeait nécessaire, pour la réussite de son plan, de l'écarter ou tout au moins de paralyser ses moyens d'action. Mais aucune ruptiue n'avait éclaté entre les deux hommes ; moins encore Maillart prit-il l'initiative d'un complot tendant à faire assassiner >Lircel pour livrer Paris au régent^. Le prévôt, qui se méfiait de son ancien «( compère», n'a pas osé lui enlever un commandement qu'il tenait sans doute du sull'rage de ses concitoyens'*'; il a tenté, par une autre voie, de se rendre maître des deux portes Saint-Deniset Saint-Antoine, nécessaires pour ouvrir la ville au roi de Navarre et pour la fermer au régent.
Marcel avait-il choisi, pour prendre ses dernières dispositions, l'heure de la matinée ^, où l'on relevait les détachements commandés pour la
1. Arcli. liât., JJ. 80, loi. ô, n* i5i (juillcl i35b, « sur les clianips, en iioslre osl devant l'aris ») lixtrait dans Secousse, Recueil, 79-80. « l'VaijMnent des lettres par les quelles le dauphin Charles Héiîent donne au comte de Poi'cien une partie des biens conlistiués sur Jean Maillart, bourgeois de Paris, et coni[)lice de la révolte de cette ville. » — « ... comme tous les biens et héritages (jue avoil, leiioit et possidoit nagueres Jehan Maillart, bourgeois de Paris, à Monseigneur et à nous soient advenu, acquis et confisquez, pour ce que le dit Jehan a esté rebellez, ennemi et adversaire de la couronne de France, de .Wonseigneur et de nous, et se arme en la compaignie du prevosli des marchans, esclievins et bourgeois de la \ ille de Paris, rebelles et adversaires de la dite couronne, de noslre dit Seigneur et de nous, en commettant crime de leze Majesté royal... »
Pour e\pli(iuer ces lettres, Secousse a supposé qu'elles pouvaient cacher «quelque mystère de politique » [Mémoires, p. 297, n. 3). La conjecture a été adoptée par Lacabane dans son Mémoire sur la mort d'Etienne Marcel.
Le comte de Porcien était Jean de Chaslillon, comte de P., seigneur du Tour et de Nesle.
2. S. Luce, Du rôle politique de Jean Maillart en 1358 (Bibl. de l'Ecole des Cliartes, XYIII, 1857. p. 4x5-426).
3. C'est la thèse de Jules Tessier, solidement réfutée, semble-t-il, par M. Valois, Voy. ci-dessus p. 448, n. 5.
4. On ne sait à peu près rien des qaarteniers (ou quartiniers) de Paris à cette époque, Voy. G. Picot, Recherches sur les quartiniers, cinquanteniers et dixainiers de la ville de Paris (Mémoires de la Soc. de l'hist. de Paris, t. l, p. 182 et suiv.).
5. Gr. Chron., VI, iSa : « ... avant disner... » — Cont. Chron. Guillelmi de N., II, 370 et n. I : « ... clara die » ou « lucescente die » comme le portent deux manuscrits. Jean de Venette se trompe d'ailleurs d'un jour et place l'événement au i" août.
garde de la ville ? Quelques indices le font supposer ; mais les chroniqueurs relatent malheureusement les premiers incidents de la journée avec un laconisme et un manque de précision des plus regrettables. Quel était le dessein du prévôt en venant à la bastille Saint-Denis? A ce qu'il semble, de réduire Maillart à l'impuissance, en ne laissant sous ses ordres que des hommes dévoués à la cause de l'échevinage parisien, et de se saisir des clefs de cette porte comme de celles de toutes les autres portes du secteur*. Mais, les soupçons étant déjà éveillés, Marcel rencontra une résistance qu'il n'avait pas prévue. Les gardes de la porte ou de la bastille, intimidés tout d'abord, se récrièrent et finalement refusèrent d'obéir, quand ils virent qu'on ne leur retirait les clefs que pour les donner à Josseran de Màcon, le trésorier du roi de Navarre -.
1. Chronogr., II, 379 : a ... hic voluit quod illi de parte sua vigilarent : de quo Philippus Ghiffardi etq\iidam alii traditores ob hoc increpaverunt eum et requisierunt claves porte quam custodiebat. » La Chron. normande, i3^-i 35, développe quelque peu ce passage : « Cil Jehan Maillart ne voult mie que cil, qui esloient ordonnez en son quartier pour veiller, laissassent leur garde, dont Phelippe Giffars et au très, qui estoient aliez à la trahison, le blasmerent et voulurent avoir les clefz de la porte de sa garde et retraire ses gens et leur garde laissier. »
Conl. Chron., Guill. de N., II, p. 270 : « ... et voluerunt de custodibus aliquos amovere, et ad sua hospitia remittere, dicentes quod sufQciebant pro custodia paticiores . . ■ ))
2. Gr. Chr., VI, i32. a Et commanda le dit prevost à ceuls qui gardoient les clefs de la dite bastide que ilz les baillassent à Joceran de Mascon, qui estoit trésorier du dit roy de Navarre. Les quelz gardes des dites clefs distrcnt que ils n'en bailleroient nulles. »
Cont. de Richard Lescot, p. i32 : « ... custodibus respondentibus quod eque sufflcientes erant sicut illiquos subrogare volebant, orta est tumultuosa et verbalis discordia. » — Cf. Cont. Chron. Guill. de Nangiaco, II, 271.
Josseran de Mâcon était quelque financier enrichi, dont les services et l'habileté devaient être fort appréciés, car en i352 il était trésorier delà reine de France (Douëtd'Arcq, Comptes de l'argenterie, p. 167). En i356, après l'emprisonnement du roi de Navarre, dont il était l'un des « familiers », — sans doute déjà son trésorier, — il avait cru prudent de sortir du royaume et de se réfugier en terre d'Empire. Pour ce motif, ou pour d'autres qui ne sont pas connus, ses biens furent conBsqués et deux maisons lui appartenant, dont l'une était située à Paris, devant l'église de Saint-Eustache, et l'autre à la Ville-l'Evêque, furent données par Jean 11 à Geoffroy de Charny (Tillières, juillet i356). Après la mort de G. de Charny, tué à Poitiers, cette donation fut, à la prière de sa veuve, confirmée, par le dauphin, en faveur de son fils mineur, Geoflfroy II de Charny (.\rch. nat., JJ. 8^, fol. 337-337", n" G71). Josseran de Mâcon se fit délivrer des lettres de rémission en décembre 1307 (Arch. nat., JJ. 89, fol. 7, n" 12).