Ibid
Paris où il s'était fait quelque renom * ; le second plaidait au Châtelet et avait été l'un des réformateurs institués par les États Généraux de 1 357 2. Ce furent les dernières condamnations à mort, car, le 10 août, des lettres de rémission, conçues dans les termes les plus généraux, étaient données en faveur des habitants de Paris 3. D'autres lettres, du même jour, étendaient le pardon aux crimes ou délits commis pendant la Jacquerie, ou plus exactement pendant toute la durée de u la guerre des non-nobles contre les nobles '► ».
Le roi Jean, dès qu'il fut informé des événements survenus à Paris, en écrivit toute sa satisfaction u aux bourgeois, habitants et à tout le commun peuple » de sa « bonne ville )> '^. 11 les louait et remerciait de n'avoir pas cédé aux excitations u malicieuses et décevables » de ceux qui, avec une rare perfidie et sous prétexte d'agir « à bonne fin, pour le bien public n, avaient cherché à les détourner de leurs devoirs. Par « la grâce du Saint-Esprit », ils s'étaient « aperçus et avisés » de la (( grande trahison et malice des meneurs » ; ils y avaient apporté remède, en ôtant aux coupables « la puissance d'accomplir leurs mauvais propos », en les démasquant aux yeux de tous ^. Jean II rendait « louanges et mercis à Notre-Seigneur Jésus-Christ n de ce qu'il n'avait pas « voulu souffrir la perdition ni la destruction d'un si beau joyau qu'est la bonne ville de Paris ' », car, disait-il, « nous tenons que par le moyen de votre bonne loyauté cette œuvre s'est faite plus par miracle divin que autrement** ». Les termes de cette lettre méritaient d'être reproduits, car on y trouve la première version des faits, — la moins