‹ Histoire de Charles VChapitre 59 sur 381 · Voy. ci dessus, p · texte numérisé non relu

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!i. Grandes Citron , VI, p. i : « Et après ce coroucment le Roy fist pluseurs che- >aliers nouveaux, c'est assavoir : Charles, son ainsné lilz, dalphin de tienne (sic/ etc. »

5. Né le 23 juillet iSSg. Il est comle de Poitiers dès i35o (Fragment d'un comiite perdu d'Et. de la Fontaine, argentier de Jean II [28 août i35o-i" janvier i35i] : Bibl. nat., Français ao.GSi, p. 210-211 ; comte d'Anjou, dès le début de l'année suivante (Compte d'Et. de la Fontaine du 4 févr. au i'' juillet i35i ; publ. par Douëtd'Arcq, par la Soc. de l'Hist. de France ; Con^ptes de l'Argenterie des rois de France au XIV s , p. 8'^). 11 faut faire quelques réserves pour les anachronismes possibles, un compte recevant souvent sa forme définitive jilusieurs années après les dépenses qu'il relate.

0. Charles 111, fils du comte Charles 11, tué à Crécy, et neveu de Philii^pe VI.

7, Louis d'Evreux, comte d'Elampes, arrière-petit-fils de Philippe-le-Hardi et cousin-germain de Charles le Mauvais, roi de Navarre.

8. Jean H témoigna toujours beaucoup de faveur auxdeux fils de Robert d'Artois, Jean et Charles. A son avènement, il leur rendit c< leurs héritages » confisqués par Philippe VI et les tira de la prison où, dapiès Froisfarf , ils auraient été tenus plus de cjuinze ans (Clironiques, IV, 102).

56 LE PREMIER D\L PlIIN DE LV MAISON DE FRANCE

du roi Jean ; le comte de Dammarlia ', « ot pluscurs autres «.disent \es Grandes Chroniques, sans compléter l'énumération commencée -. Aucune icgle fixe ne déterminait l'âge auquel la chevalerie pouvait être conférée à l'héritier d'une noble lignée, surtout, semble-t-il, s'il s'agissait d'un prince 3. Le dauphin avait douze ans en i35o, mais d'autres chevaliers de sa promotion étaient plus jeunes encore, par exemple son frère Louis ou le duc de Bourgogne'*.

Un compte d'Etienne de la Fontaine, argentier du Roi, dont il ne reste aujourd'hui que de courts extraits, était plein de renseignements curieux sur les fêtes de Reims 3. Le peu qu'on en connaît fait vivement regretter la perle d'un document, qui eût emprunté aux circonstances un intérêt exceptionnel. Puur « la veille de sa chevalerie », — il faut entendre par ces mots « la veillée des armes », qui précédait l'adoubement. — le dauphin avait revêtu une cotte et un manteau de (( samit vermeil d. fourrés demenu-vair. Le duc d'Orléans, le comte d'Anjou, le comte d'Etampes, le duc de Bourgogne et Jean d'Artois étaient dans la môme tenue t^. Le lendemain, «à sa chevalerie», le fils aîné de Jean II

I. Charles tle Trie, comte de Danimaiiin. Fiui des prinripaiix conseillers Je Cliarles V. Il tint sur les fonts du baptême le fils aiué du Roi.

2 Grandes Chron., VI, -i : « ... et pliiseurs autres... » Un compte d'Etienne de la Fontaine (a8 août iSJo-i" janv. i35i), dont on ne connaît que des fragments, nommait encore : « le vicomte de Tliourainc (sic .• lis. : Turenne), neveu du pape et le S' de Uescu », et après eux « M" Jean et Phelippe de France, frères du dauphin et le duc de Bourbon, lesquels on avoit ordené cstre chevaliers et puis fu conlremandé après ce que les robes furent taillées ». (Bibl. nat., Fr. so.CSZi, p. 211.)

3. Léon Gautier, La chevalerie, 2' édition. Paris, Féchoz, i8g6, in-i°, p. 2'io-243.

U. riiilippe de Rouvre était à peine âgé de quatre ans (Er. Petit, Hist. des ducs de Bourgogne, IX, iG et n. 1).

5. Bibl. nat., Fr. 2o.08i, p. 210-211 (compte du 28 août au i" janvicir i3.5i). Ces extraits, dus à Gaignière, ontdéjà été utilisés dans les notes précédentes. Elicnnede la Fontaine fut institué, le i" mai i353, maître des eaux et forêts du royaume et remplacé, à cette date, comme argentierdu Roi, par Gaucher de Vannes. Il avait rendu dix comptes, dont quatre seulement(et le premier est incomplet) subsistent aujourd'hui (.\rch. nat., KK. 8). FJouët d'Arcq a publié. [)Our la Soc. de l'Iiisl. de Francele second de cescomptcs, qui va du i février i352 aur'juillet delà même année. {Comptes de Vargenlerie des rois de France au XIV siècle. Paris, J. Heiiouard, iSji, in-S",

G. Ibid , p. 211 : « Draps d'or et de soie à faire robes pour la dite chevalerie : 7 pièces de samit vermeil à faire cottes et manteaux, lesquelles cottes furent fourrées de menu vair, pour le dauphin, pour le duc d'Orléans, pour le comie d'.Anjou, le comte d'Estampes, le duc de Bourgogne et Mons. Jean d Artois, la veille de leur chevalerie >». Le siunil était une étoffe de soie, forte et riche, qui ressemblait probablement au salin ; on la teignait habituellement en rouge ou en \ erl fsamils vermeils cl saïuits

LE DAl PIIIN A LV COL R DE JEAN II ô~

portait un costume plus riclie encore, mais pareil à celui de tous les (( chevaliers (la Roi » : une cotte et un manteau de drap d'or, la cotte fourrée de menu-vair, le manteau d'hermine '. Au sacre de son père, il avait fait fonction de sénéchal, en cotte de drap d'or, comme les autres grands officiers : leducdeBourbon, chambrier, lecomtèd'Auxerrc, boutciller, le \icomte de Melun, chambellan'-. Le nombre et la variété des « robes » sont plus extraordinaires que leur richesse, et l'on ne saurait comparer les fêtes solennelles de la royauté qu'à ces féeries, où le décor et le costume des figurants changent à chaque tableau •'.

On pcui juger par un sim[)le tiélail, — et combien d'autres aussi révélateurs n'ont pas élé notés. — du faste déployé au couronnement de Jean 11. La reine de France, Jeanne de Boulogne, avait (( donné des robes » à vingt chevaliers bannerels et à cent bacheliers, c'est-àdire qu'elle les avait habillés complètement, et d'une môme livrée, « pour être en la compagnie du duc de Bourgogne, son fils, à sa chevalerie )) '*. Le Roi s'élait-il montré moins magnifique pour ses fils, son frère et ses cousins ?

verlsj. Le menu-\air était une fourrure composée de poils de deux couleurs, gris bleuâtre et blanc; elle était faite avec le ventre d'un écureuil des pays du nord, dont le dos donne le petit-gris (Douët-d'Arcq, op. cit., p. .xxiv-x\v. xvxiv-xïxv.)

Lcschcvaiiers moins qualifiés, mùmcquaiul ils recevaient la chevalerie du Roi, portaient pour la veillée des armes une cotte et un manteau d'écarlate vermeille. L'écarlate est une élofTe de laine (Fr. 2o.(J8i, p. 209).

I. Bibl. nal., Fr. vio.GS't. p. 211 : « Pour fourrer la cotte et le mantel de drap d'or esqucls Monseigneur le dauphin fut chevalier, pour la cotte, 206 ventres de menu vair, et pour le mantel, une fourrure d'ermines. »

Jean et Philippe de France, Philippe et Louis de Navarre, Charles d'.\rtois, faits chevaliers à la fête de 1 Etoile 'janvier i352), eurent cgalementdes cottes et des manteaux de drap à leur clievalerie : '(Pour fourrera chascun des m seingneurs dessus diz (Philippe et Louis de Navarre et Gh. dWrtois) une cote et un mantel de drap d'or, es quielx il furent fais chevaliers... » |Arch. nat., KK. 8, fol. i-i v°. - Compte d'E. de la Fontaine du i" juillet i35i-4 février i352).

•!. Ibid. : « Des garnisons de Targentcrie, pour A draps d'or à faire i cottes à servir devant le Roy à son sacre, l'une pour le dauphin, ainsné filz du Roy et seneschalde France, la 2* pour le duc de Bourbon, chambrier, la 3" pour le conte d'Auxerre, bouteiller, et la h' pour le visconte de Melun, chambellan. » (Pierre de Bourbon ; Jean de Chàlon, comte d'Auxerre ; Jean, vicomte de Melun, comte de Tancarville).

3. Avant la chevalerie, et sans parler de la tenue spéciale à la veillée d'armes, il y a un coslume « pour chevaucher en état d'escuierie », c'est-à-dire comme écuyer, unaulre, différent, « pour l'étatd'escuieric ». Lecostumequel'on revêt pour être fait chevalier n'en exclut pas un ou deux autres portés ce même jour etc. (Arch. nat., KK. 8, fol. i-i v°|.

!i. Bibl. nat., Fr. 2o.G8i, p. 211 : <• Jean Maillart, drapier et bourgeois de Paris,

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