‹ Histoire de Charles VChapitre 85 sur 381 · Gr. Cliron., ibid · texte numérisé non relu

Gr. Cliron., ibid

3. L'Acte d'accusation contre Robert le Coq, évéque de Laon, publié par Douët-d'Arcq, dans la Bibl. de l'Ecole des Chartes, 1" série, t. Il, p. 35o et suiv. Voy. surtout les articles-2oà 3i (p. SGS-SGg).

'4. Robert le Coq est un des personnages les plus intéressants du xiv' siècle, dont il sera souvent reparlé dans les chapitres suivants. Voy. ce que j'en ai dit et les indications bibliographiques que j'ai données à son sujet. {Histoire des avocats au Parlement de Paris, p. 3/46. -la Bibliot/.èque d'un avocat du XIV siècle. Inventaire estimatif des livres de Robert le Coq. Paris, 1887. (Extrait de la Revue l.istor. de droit français et étranger.)

5. Acte d'accusation, etc., art. 22 (p. 3C8) : « Item, que il (Robert le Coq) mettoit peine de décevoir le duc, en li disant que le roy le haoit, et que jamais ne seroit plus grant seigneur que il estoit, tant comme son père vesquit... » art. 20, ibid.. « Si li conseilla qu'il alast par devers son oncle l'Empereur, et feist prendre touz lesconseilliersdu Roy. »

Il6 LE DAUPHIN LIEUTENANT DU ROI EN NOR^IANDlE

vier i356, et par les aveux arrachés à rua des familiers de Charles le Mauvais, Jean ou Friquet de Fricamps ■, arrêté un peu plus tard, à la suite d'événements qui seront bientôt rappelés 2. C'est par erreur que Secousse a cru trouver dans le chroniqueur anglais Knighton la confirmation du même fait -l

Les lettres de rémission n'indiquent pas clairement quelles étaient les intentions du dauphin ^ ; il y est dit seulement qu'il se proposait de quitter le royaume sans l'autorisation du Roi'^. Il devait être accompagné par le roi de Navarre ^ les comtes de Namur, de Monlfort, d'Harcourt, par Godefroy de Boulogne, le sire de Landas, Gaucher de Lor, le sire d'Aubigny, Robert de Lorris, le sire de Graville, le sire de Clère, Friquet de Fricamps, Girard et Guillaume de Bourbon, Pierre de Sacquenville, le chancelier de Navarre \P Thomas de Ladit, le sire

1. Jean de Fricamps, dit F;(</uet, d'une ancienne famille de Picardie, dont une branche cadette était, depuis le xiii' siècle, fixée dans la Basse-Normandie. Chevalier ; capitaine pour le roi de Franco en la comtéd"Anu:oulcmc(i35i); entra au service du roi de Navarre au début du règne de Jean II et à l'instigation même de ce prince. Il joua un rôle plus ou moins actif dans tous les événements auxquels son maîtrefut mêlé. Arrêté avec lui à Rouen, en i35(), il fut enfermé au Ghàtelet de Paris, mais parvint à s'évader, non sans avoir subi trois interrogatoires, en partie conservés, et qui sont une très précieuse source d'information. Le dauphin réussit à le détacher de la cause navarraise, lorsqu'il eut conclu la paix avec son beau-frère (i3Co) et en fit un de ses chambellans. Plus tard, après son avènement au trône, il lui accorda ime pension viagère de i.ooo livres parisis pour l'indemniser des pertes qu'il avait éprouvées en quittant le service du roi de Navarre, redevenu l'ennemi de la Couronne. Mort après i3C6 et avant 1369, et non point, comme on l'a cru, en i375 ou 1376. Sa femme était Marie de Vierville. Il laissa un fils surnommé également Friquet. fBibl. nat., P. 0. 125, Fricamps. — René de Belleval, Le</res sur le Ponthieu, 2' édit. Paris, Aug. Aubry, 1872, in-8°, lettre XX. Friquet de Fricamps, p. ^25-472.)

2. Secousse, Recueil, p 55-67 et 60. Déposition de Jean de Fricamps.

3 Mémoires, p. G3-6i. — Voy. la Chronique de Knighton, dans l'édition de Roger Tvvysden et Jean Selden, la seule que Secousse ait pu connaître (ffistoriœ anglicanœ scriptores X, t. 11. Londres, iG52, in-fol., col. 2608-2611). On n'y trouve rien de ce que Secousse a cru y voir. — Cf. pour le même temps, l'édition moderne donnée dans la collection du Maître des rôles : Chronicon Henrici Knighton, t. II, p. 80.

k. On a pour cette affaire de doubles lettres de rémission : les premières, du 6 janvier i356, les secondes du 23 janvier de la même année. (Arch. nat., JJ. 84, n°' 4o5 et 432, fol. 216 et 225'°-226. — Secousse, Recueil, p. 45-49.)

5. '< ... Comme naguaires nous eust esté rapporté que nostre très cher filz ainsné Charles, duc de Normendie, se vouloit partir de nostre royaume sanz nostre sceu et licence, et aller devers nostre très cher frère l'Empereur... »

6. Tous les noms énumérés ici — celui du roi de Navarre excepté — ne se trouvent que dans les lettres du 23 janvier.

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