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PROJET DE FUTE DL' DAUPHIN IIQ
jamais eu l'idée, dévoila-t-il tout à son père ♦. Jean II ne semble pas avoir pris la conspiration très au sérieux, soit qu'il n'ait pas su, soit qu'il 11 ail pas voulu \oir où clic tendait -. Comme le Navarrais avait agi sur l'esprit du jeune prince, en lui persuadant que son père c le haïssait à mort et que il en apparaissait bien, puisqu'il ne voulait rien lui donner en son royaume » ■*. le Roi, pour calmer l'ambitieuse impatience de son fils ou payer ses aveux, lui donna le 7 décembre, — le jour fixé pour son départ, — le duché de Normandie, qui avait été son propre apanage pendant près de vingt années '•. Il lui garda si peu rancune que, trois semaines plus tard, — à l'occasion des ctrennes, — il lui ni un cadeau dont l'importance a de quoi surprendre, même de la i)arl d'un souverain aussi prodigue des deniers publics : :i6.ooo livres parisis pour la dépense de son Ilôlel, de son Ecurie et de son Argenterie, et Aoo marcs d'argent fin pour sa vaisselle''.
^ I. — Au moment où les scru{)ulcsdu dau])liin,des circonstances for tuiles peut-être, prévenaient une éqiiipéequi auraitpu avoir des suites
1. /Ic/e d'accusation, elc, art. 22, p. 308 : « Et le duc. appcrcevant la prant amour que son père avoil à li, despcça et contrenianda le voiage quil dcvoil faire à ,>-on oncle l'Empereur ».