‹ Histoire de Charles VChapitre 91 sur 381 · Rolierl dWvesbiiry, !i2Ô · texte numérisé non relu

Rolierl dWvesbiiry, !i2Ô

3. Hyiiicr, III. 1, p. ,Soy. Wosliniiistor, i«) juillet i3')5. IvJwanliis |)rinceps \Valli:i» locimi tenons Ht-gis in \asionia cimslilnilnr. — P. 3i2. Sandwicli, ', août ni. a. Pro eodem principe, de poloslalu capicndi liuniayia in diKatn Aiiuilanio'.

A. Moisanl, Le Prince !Soir, p. 3i-32.

5, Le récit traditionnel de Froissart appelle lant de rcctilications qu'il \aut mieux l'abandonner ((Chroniques, IV, iGi-17'4). Les vraies sources sont les deux lettres adressées à l'évcque de Wincliester par le prince de Galles et un chevalier angolais de sa suite, John de Wyngfield (Honleaux, 23 et 23 décembre — llobort d'Avesbury, p. /|3'i-/i37 et i3(|-'i'i3). La chronique de G. Le Baker de Swynebrokc est également très exacte et très utile (p. i28-i3()). — Ces divers textes ont été utilisés par M. -Moisant, Le prince Xoir, p. 33-/i3, et par le P. Denille, La Désolation des églises de France, p. Sd-ijS. On trouvera aussi de bonnes indications dans un articled'A. Breuils, où sont relevées quelques erreurs de M. Moisant (Jean I, comte d'Armagnac, dans Ftevuedes Questions liistor., 189(3, 1" livraison, p. S'i-ôô).

G. Robert d'Avesbury, p. 432 : « per ...viii'° septimanas in eundo et redeundo... » — Ibid., p. 44» (Lettre de John de Wyngfield) : « Et Mounseignur chivacha sur ses enemys vm simaigiies entiers, et ne snjourna en toutz liens fors qe \i jours. »

7. C'est le « mare Gnecum »de V Historia anglicana de Walsingham,!, p. 279-280; u la mecr de Grèce » de John de Wyngfield (l\. d'.\vesbury, op. cit., p. 44i). Voici, d'ailleurs, le passage tout entier de la lettre de Wyngfield, qui est intéressant : « ...tant qe nous venismes à \erbon. Et la ville de Nerbon se tenoit et feust gaigné par force. Et la dit ville est poy moindre de Loundres, et est sur la meer de Grèce, et y n'aad de la dite ville à la haut meer de Grèce que n petitz lieues. Et il y aad port de meer et arivaille, dountlaeavve vient à Nerboun. Et \erbon n'est qe XV lieues de Mountpellers, xviii de Egemort, et x\\ de Avinoun ».

laO CHARLES DUC DE NORMANDIE

lités ', parmi lesquelles de grandes et riches cités, telles que Carcassonne'^ et Narbonne. Le plat pays et les villes ouvertes soufTrirent crnellement ; les villes closes furent en général respectées, ou repoussèrent tous les assauts. L'expédition ne fut, d'ailleurs, déterminée par aucune considération d'ordre stratégique ; elle n'eut d'autre but que la ruine du pays où passa l'invasion anglaise •'. Le prince ne songeait pas alors à faire de conquêtes, malgré les convoitises que pouvait allumer dans son esprit et dans celui de ses compagnons la prospérité matérielle du Languedoc ^. Pour garder ces conquêtes, il lui aurait fallu affaiblir d'autant son armée, qu'on ne saurait, semble-t-il, évaluer à beaucoup plus de 7 à 8.000 hommes. Il n'en fut plus de même quelques mois plus tard, et, le prestige des Anglais ayant été fort accru par le succès, il leur devint facile de se rendre maîtres de presque tout l'Agenais, où les soumissions volontaires furent nombreuses 3. Mais, au début, leur objectif avait été différent. Cette chevauchée, hardie sans doute, mais encore plus téméraire, — car la hardiesse n'exclut pas un plan préconçu et la campagne paraît avoir été conduite à l'aventure '^, — avait d'abord été dirigée contre les terres du comte d'Armagnac. Elle s'ouvrit à la façon d'une guerre de représailles, le lieutenant du roi de France en Languedoc ayant toujour.s tenu

i. Robert d'Avesbury, p. 432 : « Non solum enim circiter qningentas villas rurales, sed cciam quamplures magnas civitates et villas muratas dictarum terrarum levi impulsu cepit, et, captis spoliis infinilis, per viii'° septimanas in eundo et redoundo per incendium devastavit... ».

2. La ville basse ; la « cité » ne fut pas prise. (( La ville de Carcasoun, écrit John de Wyngfield, q'est plus grannde, plus forte et plus beale q'cst Everwyk (York)... » {Op. cit., p. MiO).

3. Le Baker de SAvynebroke, p. 128 : « . .princeps exercitum destinavit in démoli rionein comitatus Arminiacensis... » — Lettre de John de Wyngfield iOp. cit., p. !i'42). " Et cntenke en certein qe, puisqe ceste guerre coniencea devers le roy de Fraunce, y n'out unqes tiel part eu tiel destruccion corne il aad eu à ceste chivachée » .

4- « Et par l'aide de Dieu, dit Wyngfield après avoir donné les preuves de la richesse du Languedoc, si Mounseigneur eust de qoi de maintenir ceste guerre et de faire le profit le roy et son honur, il enlargisseroit bien lez marches et gaigneroit plusors lieus ; car noz enemys sount mult estonez ».

5. Yoy. une deuxième lettre de John de AVyngfield, datée de Libourne. 22 janvier i356. et adressée à Richard de Stafford, que le prince de Galles avait envoyé en Angleterre. Elle relate les événements survenus en Agenais, Quercy, etc. depuis le départ de Stafford (Robert d'Avesbury, p. !j'|5-'i/i7).

(3. A. Molinier la juge peut-être trop sévèrement, car, en pareille matière, c'est le succès qui importe (/^(s/. du Languedoc, Nouvelle édition, t. IX, p. 65i, n.a).

CHEVALCIIKE D[. PRINCR l)F. G VLI.RS RN LWOLEDOC 12"

en irs[)ecl cl souvent Irailé assez rudement les sujets aquitains d'Edouard III. La dcvasl Uion de l'Armagnac et de l'Astarac assouvit de vieilles rancunes *. Posté d'abord près d'.Vgen qu'il croyait menacé -, le comte d' Armagnac avait couru senfermer dans Toulouse, dès qu'il avait vu se dessiner la marche de l'envaliisscur ; ses domaines héréditaires avaientété parsuiteabandonncs à la merci de l'ennemi^. Celteattitude n'est point sans causer quelque ctonnement, car les moyens d'action ne inan([uaienl pas à Jean d'.Vrmagnac; il était assisté du maréchal de Clermont, lieutenant pour le Koi entre la Loire et la Dordogne. qui vraisemblablement ne l'avait pas rejoint sans lui amener quel([ue renfort'». Et pourtant il n'essaya pas d'inquiéter la marche des .Vnglais. Arrivé à Narbonne, le prince de (Galles crut i)rudent de battre en retraite pour n'être pas pris entre les milices de la sénéchaussée de Beaucaire, enlin mobilisées, et l'aiinée du comte d'.Vrmagnac (ju'il a\ail laissée derrière lui. Mais lorsque les Anglais repassèrent en vue de Toulouse, le lieutenant du roi de France, au lieu de provoquer la bataille, semble s'y être dérobé. Sans doute, des défections s'étaient produites, ([ui faisaient craindre que toute l'armée ne se débandât ■>. La conduite ambigui.' ilu comte de Foi\, l'ennemi né île sa maison, (pii s'était ménagé une entrevue avec le lils d'Edouard III'"'. n'était point

1. La leltre du [irince est significative (llobcrl dWvesbiiry, p. 43i) : « ...accordé eslùil par avys et conseil de tout/ les seignurs estcauiil/ enlour nouset de seignurs et barons de Gascoigne, par cause qc le counte d'Ermynak esloit clieveteindes guerres noslre adversarie et soen lieutenaunt en tout le pais de lange de ok, et plus avoit grevé et deslruil les lièges genlz nostre 1res honuré seignur et piere le roy et son pais qc nulle autre en ycelles parties, que nous deverons trere vers son pays d'Ermynak. Si alasmes laundroit parmy le pais de .Tuliak, le quelc se rendy à nous od les forteressez qe dcdeins estoient. Si chivachasmes après parmy le pays d'Erinynak, grevantz et destruantz le pais, de qoi lez lièges nostre dit très honuré seignur, as qeux il avoit devaunt grevé, estoit mult rccom foriez... »

Le Baker de Swynebroke, p. 128 : « ...et ob hoc, annuenle procerum consultu, princeps exercitam deslinavit in deinoUcionein coinitatus Arininiacensis. . . »

knighton, Chroriicon, II, 8^-85 : « Et capit villas et castella ad placitum suum, et patriam sub tribu to et subjectione es omni parle subjecil ; Vasconia manet lœtablinda, quia non est qui eam inquietet ».

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