‹ Histoire de Charles VChapitre 97 sur 381 · I.L JO^EL'.V A\ i:\EME\T A UO( EN J · texte numérisé non relu

I.L JO^EL'.V A\ i:\EME\T A UO( EN J

Le nom du premier magisliat du parlemenl de Paris, évoqué dime façon ausbi perfide, nous montre bien quelle lutte d'iniluence se poursuivait, l'urieuse et sourde, à la cour de Jean II. Cet odieux langage aurait été entendu. Trompé et terrorisé par Robert le Coq, le duc redoutait son père au point de n'oser se rendre au[)rès de lui, quand il était mandé au Palais ', et parfois de se réfugier, pris de panif[ue, dans (juelque fiirleresse normande -. Le roi de Navarre, avec lecpiel il conservait des ra})i)orls étroits, entretenait ces sentiment^, en feignant de les partager et de croire, lui aussi, sa vie en danger ^.

.' u conmienccment de janvier, le daupbin partit poiir Rouen, où il venait pour la première fois depuis qu'il avait été fait duc de Normandie. \u ténir)ignagc des ennemis de Robert le Co({. ce départ, — d<'cidé cependant depuis une quinzaine de jours '♦, ce qui affaiblit

pcre dissimulera et raiiidra son coragc jusques à lant que vous l'aiez oublié et puis vous fera morir ; car il n'a couscifucc uc que un kien. ne ne feroit conscience de faire morir vous et vostre frère de Navarre, par le conseil de ce boucliier, messirc Synion de Bucy, qui n'a désir fors de espandrc le sanc de France. » Nous relrouvcrons Simon de Bucy. C'est une curieuse fif^urc de magistral, par l'absence de scrupules, l'art de se pousser et de s'enricliir.

1. Ibid., p. 3(jcj, n" 35 : « Ilem Que il sccul que à un soir le lloy aNoit mandé à Monseifrncur le duc, qui esloil à Neelle, qu'il venisl par yaue parler à lui à la pointe du Palais, et lantosl lui cscripl le dil cvesque de sa main, qu'il n'y venisl pas ; car il cstoil certain que le Roy avait propos de le faire là murlrir Kl pour cesle occasion. Monseigneur le duc se excusa et n'y vint mie. «

On peut remarquer à ce propos que l'hôlel des évèques de Laon, situe me Parée (sur la rive gauche de la Seine), était à peu de distance de l'iiôtcl dcNesIc. (\olice sur les deux hiftels parisiens habités de /.?.j"i à 1733 par les évéques de Laon. — Bulletin de la Soc (le l'histoire de Paris, 1900, p. 83 et suiv.)

2. Ibid., n" 28. « Item. Que le duc et le rov de Na\arrc cslanz à Mainncville laprcs le départ pour la Normandie dont il va èlrc queslioni, il manda à Monseigneur le duc que le Roy avoit fait mettre et embuschier es boys certaines gens d'armes pour faire murlrir li et le roy de Navarre ; donl il avinl qu'il furent si espovcntcz qu'il s'en fouyrent de nuis pour la paour qu'il avoient et s'en alerent à Cliasliau- Gaillarl. i>

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