oy. la note précédente
'a. C'est le 20 décembre i 355 que le duc axait convoqué ses vassaux à Rouen pour le dimanche après l'Epiphanie (10 janvier i3d(î).
Bibl. nat., Fr. 26001, n° 5^o. (« Uespense commune de la viconté du Pont de r.\rche du terme de Pasques l'an de grâce mil trois cens cinquante et six) : « ... A mestre Jehan le Chavelier pour porterune lettre à tous les diz sergens fesanl mension que tous ceux qui dévoient hommage au duc noslre seigneur fussent à Rouen le dimenche après la Thiphainp. vi s. » Ibid., n" 5'rJ ( « Commune despence des vicontez d'Arches et de Noefchaslel comptée au terme de Pasques l'an mil CCCLVI, etc. ») : t. Pour unes autres lettres envolées semblablcment tant par le dit viconte que par «es lieus-
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quelque peu la portée de rinsinualion, — n'aurait été quune fuite déguisée '. Le motif avoué du voyage, c'est-à-dire a le joyeux avènement ;) du prince dans la capitale de son duché, aurait été un simple prétexte. Quoiqu'il en soit, Charles fut reçu solennellement à Rouen où, par son ordre, s'étaient réunis tous les grands feudataircs de la province, notamment le roi de Navarre, comte d'Evreux, et plusieurs membres de la famille d'IIarcourt, parmi lesquels le vieux Godefroy, l'ennemi irréconciliable des N'alois -. En raison de méfail^ récents, — le sac du château de Chiffrevast — et des poursuites sous le coup desquelles il se trouvait, Godefroy d'IIarcourt ne consentit à répondre à l'appel de son suzerain qu'après avoir obtenu de lui un sauf-conduit ^. Le dimanche après l'Epiphanie (lo janvier), — c'est le jour qu'avait fixé le mandement de convocation S — Charles, escorté par les officiers royaux, le maire et les pairs de la ville, se rendit à la cathédrale, où l'attendaient l'archevêque et le clergé. Il fut « institué » duc de Normandie, avec les rites traditionnels, jadis observés pour son père, mais aux espérances, permises vingt-quatre ans auparavant, avaient fait place de sinistres pressentiments, qui troublaient tous les esprits.
Après la cérémonie, le duc se retira au château où il résidait. Le lendemain, il y reçut, dans la grande salle, ses feudataires, venus
tetians ans scrj^ens, baillis et grcHicrs dessus diz, eus ciicorporces les lettres de Mous. le duc de Normandie données à Paris le xx° jour de décembre CCCLV, i'aisans mencion que touz tant d'église, comme nobles et non nobles, qui à cause du dit duchce esloient tenus à faire hommage et serment de feaulté, fussent à Rouen le dymenche après la Typhaine derr. passée pour faire leurs diz hommages et que ainsi le feist on crier .. xxix s. vi, d. lieblcs. »
1. Acte d'accasalion, p. SGg, n» 26. « Hem. Que bouta tant ces paroles et autres semblables en la leste du duc, et tant fespoventa, que le duc en eut telle paour, que au plus tost que il peut, il prist coiigié du Roy soubz umbre de aler prendre ses hommages en Normandie. El n'est pas merveille, se un tel jonc homme avoit paour de telles paroles, mesmement quant elles li cstoienl rapportées et affermées par une si sage et si notable personne comme dciist eslre ledit Robert. »
2. Chronique des quatre premiers Valois, p. 33-3'i. — Ckroii. des abbés de Saint-Ouen, édit. Francisque Michel, p. 88.