‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 114 sur 362 · Il était né le 2 mars 1i · texte numérisé non relu

Il était né le 2 mars 1i

i. Quittances^ 51, n»' 5283 et 3306. Les ambassadeurs Orléanais étaient François de Grignaux et Jean du Reffuge, docteur ès-lois, conseiller du duc d*Orléans. Le premier parait avoir été envoyé d*abord à Angers, vers la reine de Sicile. Vçir sa lettre du 13 août aux habitants de Tours, et celle de Jean des Croix du 23, publiées par M. J. Delaville Le Roulx, I. c, p 58-59.

5. Nous avons une lettre de lui, adressée le 24 août aux Anglais pour se plaindre d*bostilités commises sur mer contre ses sujets. Bréquigny, 79. f. 279.

6. Comptes cités par La Barre, t. II, p. 97, note c, et 120, note a; cf. p. 121, note a.

— Collection de Bourgogne, 100, p. 802. y

7. Voir Jouvenel, p. 356. — La reine Yolande s*empressa de faire publier celte trêve dans r Anjou et le Maine, et en envoya la teneur à la ville de Tours. Registre des Comptes, vol. XVn, f. 68, aux Archives de Tours.

1418 LE DAUPHIN jusqu'au MEURTRE DE MONTEREAU. 107

ambassadeurs des parties, des cardinaux des Ursins et de Saint-Marc, et des conseillers et ambassadeurs du duc de Bretagne, de la reine de Sicile, du comte de Vertus et du duc d'Alençon. Le 13 septembre, leduc de Bretagne vint à Gharenton et eut une entrevue avec Jean sans Peur, qui le retint à ' dîner en son hôtol de Gonflans , avec les cardinaux , le comte de Saint-Pol, Gharles de Bourbon et un grand nombre de seigneurs*. Les conditions du traité avaient été fixées à l'avance en conseil royal', et tout, dans cette entrevue, semble avoir été combiné entre les deux princes'; il ne restait plus qu'une formalité à remplir : communiquer aux ambassadeurs les articles rédigés, après quoi leur mission était terminée. En procédant de la sorte, le duc de Bretagne sortait de son rôle de médiateur, et oubliait qu'il n'avait pas le pouvoir de conclure *. Il passa outre pourtant, sous la pression du duc de Bourgogne qui ne négligea rien pour atteindre son but*, et en se berçant du vaÎA espoir de tout faire ratifier par le Dauphin •. Après deux jours de pourparlers à Gharenton et à Saint-Maur-les-Fossés, alors que rien n'était encore décidé ', une conférence fut tenue chez la Reine, le 16 septembrç, au château de Vincennes. Puis

1. « Ce jour (13 septembre) le duc de Bretaipe, qui estoit venu à Corbucil avec lez ducs d*Anjou et d^Alençon, pour traictier de Tapaisement des debas et divisions estans en cô royaume, vint au pont de Charenlon pour parler au duc de Bourgongne; et furent ce jour ensamble au disner en I*ostel de Conflans; et après disner se départi le duc de Bretaigne pour retourner à Brye Conte Robert, pour ce qu'il y avoit mortalité à Corbueil. Et pour entretenir le dit Iraictié demourërent audit lieu de Charenton les ambassadeurs de monseigneur le Dauphin et des autres seigneurs dessus dis, auquel lieu furent envoyez aucuns du Conseil du Roy et du duc de Bourgongne pour traictier de la matière dessusdicte. » Registres du Parlementy aux Archives, X^* 1480, f. Ii7, passage reproduit dans Feiibien, t. IV, p. 57i. — Cf. Comptes cités dans Archives de Dijon, etc., par Gachard, p. 240.

2. Sub condicionibus tamen in regali consilio prius tactis et previsis. » Religieux, t. VI, p. 278.

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