Xi« 1480 et Felibien , /. v
2. A/., ihiâ. — Le Dauphin était i-esté à Monlargis pendant ces n^ociatioDs. II ne quitta cette \ille qu'après le 5 avril. — On a la trace de relations actives, à ce m^me moment , entre lui et le duc de Bretagne , qui négociait alors avec le roi d'Angleterre.
3. Lettres du 25 avril lil9 , accordant à ce seigneur une somme de doux cents franco , en récompense de ses semccs. Pièces originales, 2014 : Moxtenay.
1419 LE DAUPHIN jusqu'au MEURTRE DE MONTEREAU. 125
le dénonçait au pays dans les termes les plus violents *, les Parisiens se mettaient officiellement en rapports avec lui, et tenaient des assemblées solennelles pour recevoir ses communications et y répondre I Le gouvernement royal se trouvait donc ainsi mis en demeure d'accueillir des propositions de paix *, et, malgré toutes les répugnances du duc, il lui était impossible d'y opposer une fin de non recevoir.
Le Dauphin, au dire d'un contemporain, n'était nullement belliqueux'; il n'avait pris les armes que contraint par la nécessité et ne demandait « qu'à trouver moyens de paix *. » C'était lui qui, de nouveau, comme au lendemain de sa sortie de la capitale, prenait l'initiative dans ce sens. Pour rendre la solution plus facile , il proposa une trêve de trois ans , afin qu'on eut pleine latitude de combattre les Anglais et de les chasser entièrement du royaume. Mais le duc de Bourgogne ne l'entendait point ainsi : mettant en avant le prétexte qu'une trêve à courte échéance permettrait d'arriver plus vite à la paix définitive, il ne voulut point entendre parler de la proposition du Dauphin '. Aussi, bien que le terme de deux ans semble avoir été un instant adopté *, il fit rendre par Charles VI une ordonnaiice, en date du 14 mai 1419, dans laquelle le Roi, en vertu d'une délibération de la Reine, du Dauphin, des ducs de Bourgogne et d'Anjou, du comte de Vertus, et « de plusieurs autres
1. LelUres de Charles VI des 27 février et 13 mars; lettres du duc de Bourgogne du 26 mars.
2. Après rassemblée du 3 avril, Jacques Branlart, président dos enquêtes, et Ber.oît le Visle, conseiller au Parlement; furent députés à Provins « pour accélérer et solliciter par dever le Roy le^traicUé de la paix et pour lui exposer ceitaines choses touchans le bien et conservacion de son royaume. »
3. « De sa personne luy mesme n*estoit pas homme belliqueux. » Chastèllain, t. n« p. 48t.