Voir Michelel, t. IV, p
2. a Quant est de moy, » avaitr-il dit encore dans cette lettre, où sa fourberie éclate^ si visiblement, « au plaisir de Dieu , je ne laisseray point tousjours à faire mon devoir, en gardant la profession et possession de mon doyenné des pairs, à la fin désirée et glorieuse que vous demandez à rencontre de votre adversaire. » Jouvenel , p. 300.
3. Henri V lui renvoya son gantelet, disant que s'il avait eu la victoire sur les nobles du royaume de France, c'avait été par la grâce de Dieu (Jouvenel, p. 320). -^ a U semble, » dit très bien M. Michelet (t. IV, p. 311), à propos du duc de Brabant, c il semble être venu là pour laver rhonneur de la famille. »
i. oc Et disait-on communément, rapporte Jouvenel (p. 280), en raccmtant l'expédition de liU, que ledit duc de Bourgogne avoit envoyé devers le Roy d'Angleterre et les Anglois pour avoir secours. » Et il sgoute, ce qui montre qu'il était bien au courant des intrigues du duc T « Auxquete il o£^t grandes alliances et faisoit plusieurs promesses. De. fait furent aucuneê choses accordées et fermées. » — «c Cum ut celebri fama per totum regnum Franci» ferebatur dux Burgondionum fœdus cum Anglorum rege percussisset, » dit aussi un auteur contemporain. Th. Basin (t I, p. 26).
5 Dans la déclaration de Charles VI contre le duc, en date du 5 septembre 1417, on lit ce passage : « Ledit de Bourgongne, en venant'directement contre sesdictes promesses, serment, foy et loyauté, et comme s'il fut alié avecques nostre dit adversaire, ftit refîisans de nous envoyer lesdictes gens d'armes et de trait (contre les Anglais) , et par exprès deffendit à tous sesdits feaulx , vassaulz et subgiez , qu'ils ne nous fissent aucun ayde ou service à rencontre de nostre adversaire. » Recueil de Besse, p. 126.
6. V Et pour apercevoir la faveur que le duc de Bourgongne avoit aux Anglois, en ce temps mesmes que d'Engleterre le Roy descendit à Touque (août 1417), le duc de Bourgongne se mist sur les champs et vint à Paris sans fire guerre au roy d'Engleterre, mais sembloit mieulx qu'il fust de sa partie. » Les CrorUcques de NormendÀe, p. 30- 31. — Le fougueux Pierre Cauchon dit la même chose des partisans du duc : « Et après eulz il vint (à Rouen) Mgr Guy le Boutellier, capitaine de la ville, de par le duc de Boutguongne, avec xim^^ ou xv^ Boui^uenonz et estrangiés pour garder la viDe contre les Engloiz , mais Us estoient miex [Englois que Pranâiois. > Chronique de P. Cochon, p. 278.
et le roi d'Angleterre recorranencèrent. Le 15 janvier, deux envoyés bourguignons recevaient un sauf-conduit pour se rendre en Angleterre; quelque temps après, un nouveau saufconduit était délivré *. Par un traité signé à Calais le 22 mai, la trêve, spéciale à la Flandre, que Henri IV avait conclue en 1411 avec le duc de Bourgogne, était renouvelée pour un an^ Le 28 mai, peu' après l'arrivée de l'empereur Sigismond, un sauf-conduit était délivré à cinq conseillers du duc *. Le 24 juin, une trêve, non plus spéciale à la Flandre, mais générale, était conclue jusqu'à la Saint-Michel de Tannée 1417 *. Le 5 août, l'évêque de Coventry et le comte de Warwick, gouverneur de Calais , avaient mission d'aller traiter avec Jean sans Peur « de certaines matières concernant l'état et avantage de l'Église universelle et du présent concile de Constance *. » Le même jour, un autre pouvoir était donné à l'évêque de Coventry et à plusieurs autres , pour traiter d'une entrevue entre le roi et le duc , qui aurait lieu à Calais *. Le l^*" octobre , conformément à la convention faite avec les ambassadeurs du duc, Henri V délivrait à ce prince et à huit cents personnes de sa suite un sauf-conduit valable jusqu'au 15, et autorisait la remise de son frère le duc de Glocester, comme otage , entre les mains du comte de Charolais. Enfin, le 2 octobre, il donnait pouvoir pour recevoir les serments qui devaient être prêtés par le duc et son fils.
Quels furent les arrangements préalables faits avec le duc , et auxquels Henri donna sans doute la dernière main dans l'entrevue qu'il eut à Calais avec les envoyés bourguignons, entrevue qui se passa si joyeusement, au témoignage de son chapelain '? Les documents que nous avons sous les yeux
1. Rymer, t. IV, part, u, p. 153, 154. Ce dernier sauf-coBduit , sans date, valable jusqu'au 1*' juin, était délivré à des ambassadeurs non désignés, venant ob cerias comas et materias nobis ex parte prœfati cortsanguinei nostri intimandas et dedarandas, . 2. Rymer, I. c, p. 161.