T. Il, p
5. T. m, p. ii, 49, 94, 102, 376, 387, 428 et pasHm. « Jamais, dit-U (p. 102), plus grande sagesse n'avait eu pour résultat plus de succès et de prospérité. »
L INTRODUCTION
adhérer au témoignage que portaient sur Charles VII quelques-uns de ses contemporains, témoignage suivant lequel « sa vertu estoit trop plus grande sans comparaison que son vice. » L^homrae et ses actions passent ; les œuvres d'un roi, ses institutions restent*... Il avait beaucoup souffert : l'adversité fut pour lui mère de la sagesse ; et sa bravoure, Teffort, Théroïsme môme dont on le vit par instants capable, étaient chez lui le fruit de la volonté réfléchie, plus que le jeu d'un ressort naturel et spontané*. »
Mais rhistorien croit voir dans la transformation opérée chez Charles VII l'influence de la dame de Beauté. Dès 1855, il s'était fait le chabpion de la Belle Agnès^ et il est curieux de voir ses efforts désespérés pour concilier sur ce point la légende avec l'histoire. Il parle sans cesse de « l'influence active, permanente, absolue » de la « deuxième compagne du Roi, » de la « douce et généreuse conseillère, » de la « conseillère toute-puissante, » de « l'empire qu'elle exerçait sur la volonté du Roi et sur ses actions, » et il finit par accepter, comme le dernier mot de la science, le fameux quatrain de François P% lequel offrirait , « sous cette garantie d'autant plus sûre peut-être, que la forme en est familière et enjouée, un sérieux témoignage historique^. »
Nous n'insisterons pas sur cette appréciation, où les contradictions abondent, et nous nous bornerons à faire observer combien sont peu précises les conclusions du dernier historien de Charles VII. Avions-nous tort de dire que le sujet n'a point été par lui suffisamment élucidé et que le procès reste encore à instruire ?
Après cet aperçu des jugements formulés par les historiens, qui nous montre quelle a été la destinée historiqtfe