‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 212 sur 362 · d., ibid., p · texte numérisé non relu

d., ibid., p

vingt ans, ce prince « eslongné par fureur et aedicion de la maison royale, guerroyé de ses ennemis, assaiUy de glaive et de paroUes de ses propres subjetz, doubteusement obey du sui^ plus de son peuple, délaissé de ses aides principaulx où il se devoit fier, despourvu de trésor, enclos de forteresses rebellans V > Alors que certains désertaient sa cause, la regardant comme perdue, lui ne s'est point laissé abattre : mettant, selon l'expression d'ua auteur du temps, a son fait et son bon droit èa mains de Dieu ', » il a résisté énergiquement à tous ses ennemis, de quelque côté qu'ils viossent. Quatre années de luttes, de déplacemeats, d'efforts continuels% ont ranimé l'ardeur de ses partisans, et inspiré conSaace à ceux-là mêmes qui le condamnaient « comme malade jugié à mort et babandonné sans remède *. » Il a su affermir son pouvoir dans une bonne partie du royaiime, et ramener à sa cause plus d'un adversaire, n 11 ne s'armoit mie voUentiers, nous dit un auteur du temps, et n'avoit point cbier la guerre s'il s'en eust peu passer * , » il n'a eu que plus de mérite à triompher de cette répugnance, car il s'est armé, nous l'avons vu, à plus d'une reprise. Il a fait preuve d'activité, de bon sens et d'une certaine intelligence des affaires *. Ses avantages physiques , son affabilité , ont prévenu le peuple en 84 faveur, car il était « moult bel prince, biau parleur à toutes personnes, et piteux envers povres gens' » Un trait de caractère du jeune prince sur lequel nous devons insister, c'est son empressement à observer les devoirs reli-

1. Alain Charlicr, Quadritogue invtetif, dans l'édilian des Œuvra donn^ |>ar Andr' dn Chesne, p. 13y.

t. Raoulel, à la suile de Jean Chartier, t. III, p. 174.

3. • Noos vojons nostre prince qui depuis quatre ans n'a eess^ de voyager sans gueres de repos, ■ Privait Alain Qiartier en 1-1^, peu avant l'avéuenienl tk Cliarles VII. Quadrilogue invtcllf, p. 446.

4. a Et n'a pas encore trois ans que j'ay veu en plusieurs hommes de tous estatz si enferme cl petite fey, que les plusieurs en leur courage fujoieut t'adhesiun de leur seigneur el l'aide de leur SMgncurie, coninie cliose perdue el eomme malade ji^^ à mort et liabaudenné sans remède, qui depuis ont reprins eueur el bonne fiance, t Alain Cliarticr, /. f-, p. 439.

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